MAGNÉ Lucienne [née OPIN Lucienne,Henriette, Jeanne]

Par Jacques Girault

Née le 9 décembre 1929 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), morte le 21 septembre 20187 à Valence d’Albigeois (Tarn) ; institutrice dans le Tarn ; militante syndicaliste du SNI, militante communiste.

Lucienne Magné et son fils à Carmaux en 1962
Lucienne Magné et son fils à Carmaux en 1962

Son père était sellier cordonnier, militant syndicaliste, et sa mère, ancienne apprentie modiste, employée, faisait office de gérante d’une des épiceries de la maison Lugat. Tous deux adhéraient au Parti socialiste SFIO jusqu’en 1953. Lucienne Opin reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du cours complémentaire puis du collège moderne (ancienne école primaire supérieure) d’Orhez, elle entra à l’École normale d’institutrices de Pau en 1946 et obtint le baccalauréat « mathématiques élémentaires » en 1949 à l’École normale de Toulouse. Elle prépara le concours de l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses au lycée Mondenard à Bordeaux et fut nommée institutrice en 1951 au cours complémentaire de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), chargée de l’enseignement des mathématiques et des sciences physiques. Par la suite, dans le Tarn, avec son mari, elle enseigna dans des postes doubles, à la maison d’enfants de Saint-Amancet (1952-1956), à Vaour (1956-1958), à Salles (1958-1968) et à Monestiès où elle fut directrice de l’école de 1968 à sa retraite en 1983. A Salles et à Monestiès, elle organisa, avec son mari, des cantines scolaires et des fêtes scolaires. Après avoir suivi au CREPS de Dinard en 1977, un stage d’animatrice de gymnastique volontaire, elle assura à Salles et à Monestiès des ateliers hebdomadaires.

Elle se maria uniquement civilement en avril 1952 à Carmaux (Tarn) avec Georges Magné, instituteur communiste dans le Tarn. Le couple eut deux enfants.

Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1950, elle était la responsable syndicale de sa promotion à l’EN. Dans les années 1970, elle fut élue au Conseil départemental de l’enseignement primaire.

Comme son mari, elle adhéra au Parti communiste français à Salles en 1961 et devint membre du comité, puis du bureau de la section communiste de Monestiès. Elle entra au comité de la fédération communiste du PCF en 1965 et y resta jusque dans les années 1970. Elle cessa d’être membre du PCF en mars 1983 « avant tout par désenchantement ». Elle continua à voter communiste.

Lucienne Magné adhéra au mouvement des auberges de jeunesse à la Libération et continua à pratiquer les activités de plein air. A ma retraite, elle participa à l’organisation d’activités pour adultes (chorale, randonnées pédestres, danses traditionnelles occitanes dans leurs communes, à la Maison des Jeunes d’Albi, avec des stages au conservatoire occitan de Toulouse, puis dans tout le département du Tarn).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140232, notice MAGNÉ Lucienne [née OPIN Lucienne,Henriette, Jeanne] par Jacques Girault, version mise en ligne le 4 avril 2012, dernière modification le 30 avril 2021.

Par Jacques Girault

Lucienne Magné et son fils à Carmaux en 1962
Lucienne Magné et son fils à Carmaux en 1962
Lucienne Magné avec Georges Magné et leurs deux enfants à la fin des années 1950
Lucienne Magné avec Georges Magné et leurs deux enfants à la fin des années 1950

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressée.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément