LEVILLAIN Henri, Lucien

Par Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier

Né le 30 juin 1913 ; ouvrier métallurgiste, riveur ; militant communiste de Seine-Inférieure (Seine-Maritime) ; membre du secrétariat fédéral ; conseiller général et maire du Petit-Quevilly (1967-1983).

Henri Levillain adhéra aux Jeunesses communiste en 1929 au Parti communiste en 1936 et fut un militant actif avant le guerre. Il était perçu comme un cadre potentiel par la Commission de cadres qui lui fit remplir un questionnaire biographique en 1937, document conservé dans les archives du RGASPI à Moscou.
Henri Levillain participa à la Résistance et fut arrêté par la police française sur son lieu de travail. Résistant actif de la région rouennaise et des les Chantiers de Normandie, il fut arrêté par la police allemande le 31 décembre 1943, emprisonné pendant 6 mois et libéré le 20 juin 1944,
Il fut nommé membre du triangle de direction du PC en Seine-Inférieure (Maritime) avec Célestin Dubois et Marcel Reix.

Henri Levillain fut quelques temps premier secrétaire fédéral à la Libération (1944-1946), remplacé à ce poste il demeura cependant au secrétariat fédéral. En 1961, il remplaça Roland Leroy comme premier secrétaire fédéral. Permanent, il avait suivi une école centrale d’un mois puis une école centrale de quatre mois. En 1966, il quitta le secrétariat fédéral pour le bureau fédéral et Jean Malvasio le remplaça au poste de premier secrétaire fédéral.

Henri Levillain fut aussi conseiller général et maire du Petit-Quevilly de 1967 à 1983
Il était marié avec Marthe Levillain née Podvin, chemisière dans un atelier-usine dans le quartier Saint Sever de Rouen. Leur fils, Jacques Levillain, fut conseiller municipal de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Il représenta son parti lors des élections législatives de 1967 dans la
2e circonscription de Seine-Maritime, celle d’Elbeuf, et arriva en deuxième position derrière le socialiste Tony Larue pour qui il se désista au second tour. En 1968, toujours dans cette circonscription, il enregistra un net recul n’arrivant qu’en quatrième position. En 1973, il arrivait à nouveau en seconde position et se désista pour Tony Larue.

Depuis février 2008, une rue porte son nom au Petit-Quevilly.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140308, notice LEVILLAIN Henri, Lucien par Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier, version mise en ligne le 12 avril 2012, dernière modification le 15 août 2018.

Par Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — RGASPI, 495 270 9093, dossier du Komintern, pas encore consulté.— L’Humanité, février 2008.— Le Monde.

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