MALAVAL Émile, Jean, Baptiste

Par Jacques Girault

Né le 8 octobre 1913 à Planchamp (Lozère), mort le 18 mai 1976 à Romans (Drôme) ; instituteur en Lozère ; militant syndicaliste du SNI.

Photo d’identité dans les années 1960
Photo d’identité dans les années 1960

Fils unique d’un cordonnier-cultivateur marié à une catholique « très croyante », Émile Malaval, après des études à l’école primaire supérieure d’Alès (Gard), entra à l’École normale d’instituteurs de Mende en 1930. Il fut instituteur dans des communes de Lozère : Le Crouzet (1933-1934), Le Roure (1935-1936), Saint-Jean Chazorne (1936-1939). Après avoir effectué son service (octobre 1934-octobre 1935) qu’il termina comme sergent, mobilisé en octobre 1939, fait prisonnier le 12 juin 1940, en captivité en Allemagne, travaillant dans une ferme, il fut rapatrié le 19 décembre 1942. Ayant retrouvé son poste d’instituteur, il enseigna à Planchamp (1944-1949) puis à l’école des Fonts dans la commune de Saint-Bauzille (1949-1953). Il fut secrétaire de mairie dans ces deux dernières communes et obtint le certificat d’aptitude professionnelle en agriculture en 1945.

Catholique non pratiquant, il se maria en septembre 1936 à Cocures (Lozère) avec une institutrice. Le couple eut une fille.

Émile Malaval fut détaché à la Fédération des œuvres laïques (1953-1955) avant d’être nommé instituteur à l’école de garçons de Mende en 1955 dont il devint directeur en 1956, poste qu’il conserva jusqu’à sa retraite en 1968. Dans son école qui était l’école d’application pour les normaliens, il enseigna en classe de fin d’études.

Il devint membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs à la fin de la guerre. Secrétaire de la section en 1956, il conserva cette responsabilité jusqu’en 1968. Lors de la réunion pédagogique avant le congrès national du SNI de Brest, le 15 juillet 1958, il intervint sur le certificat d’études primaires, après le rapport sur « L’enseignement des sciences à l’école primaire 11 à 14 ans ». Quatre jours plus tard, il était assesseur lors de la séance du congrès consacrée au thème « Les responsabilités de l’école et de l’université face aux problèmes que leur impose le devenir de la jeunesse ». Il fut à nouveau assesseur lors de la réunion du conseil national, le 3 juillet 1960. Le 5 juillet 1963, il prit la parole lors de la réunion du conseil national précédant le congrès pour évoquer la situation des chargés d’école. Il signa la motion d’orientation présentée par la majorité pour les congrès du SNI en 1961, en 1962, en 1964 et en 1965.

Émile Malaval, élu au conseil départemental de l’enseignement primaire en 1951, suivit le mot d’ordre du SNI de démission collective pour protester contre la politique répressive du gouvernement et sa politique antilaïque à la fin de 1953. Candidat en janvier 1954, il fut réélu avec plus de voix qu’en 1951. Il fut aussi élu à la commission départementale paritaire départementale pendant une douzaine d’années. Tout en étant sympathisant socialiste, il se montrait soucieux de l’indépendance et de l’unité du syndicat.

Émile Malaval était membre du Parti socialiste SFIO et des cercles Jean Jaurès. Après la retraite de son épouse en 1970, il alla vivre dans la Drôme pour se rapprocher de sa fille.

Ses obsèques furent célébrées à l’église de Romans.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140337, notice MALAVAL Émile, Jean, Baptiste par Jacques Girault, version mise en ligne le 19 avril 2012, dernière modification le 30 avril 2021.

Par Jacques Girault

Photo d'identité dans les années 1960
Photo d’identité dans les années 1960

SOURCES : Presse syndicale : l’Ecole libératrice. — Renseignements fournis par la fille de l’intéressé. — Notes de Roger Pic.

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