MARCHENOIR Robert, Lucien, Georges

Par Jacques Girault

Né le 19 février 1904 à Viglain (Loiret), mort le 17 mai 1996 à Orléans (Loiret) ; instituteur dans le Loiret ; militant syndicaliste du SNI ; militant socialiste, conseiller municipal d’Orléans.

Fils d’épiciers, Robert Marchenoir fut élevé dans une famille catholique. Élève du cours complémentaire de Gien, il entra à l’École normale d’instituteurs d’Orléans en 1920. Titulaire du brevet supérieur, il fut nommé instituteur au cours complémentaire de Gien pour enseigner les mathématiques et les sciences puis enseigna de 1925 à 1929 à Châtillon-Coligny. Il suivit pendant son service militaire les cours d’élève officier de réserve.

Il se maria religieusement en août 1925 à Orléans avec une institutrice. Tous deux décidèrent de cesser toute pratique religieuse et de ne pas faire donner de sacrements religieux à leurs trois enfants. Ils obtinrent des postes doubles à Coinces (1929-1938) où il était secrétaire de mairie, puis à l’école de La Pomme de Pins à Saint-Jean de Braye où il fut chargé d’une classe d’application.

Robert Marchenoir adhéra en 1925 à la section départementale du Syndicat national (CGT). Il fut gréviste le 12 février 1934. Après la fusion, il fut élu en 1937 membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, chargé de la propagande et du fichier de L’Ecole libératrice et de SUDEL. Il participa à l’organisation de la « fête du Millième » adhérent au syndicat et milita en relation avec Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale. Gréviste le 30 novembre 1938, il fut sanctionné de huit jours de retenue de salaire. Partisan de la lutte du SNI contre la guerre, il indiquait avoir été « pacifiste mais pas à n’importe quel prix » et avoir approuvé les accords de Munich.

Il adhéra au Parti socialiste SFIO en 1929. Il créa une section de la Ligue des droits de l’Homme à Châtillon-Coligny puis resta membre de la Ligue.

Mobilisé comme lieutenant en août 1939, Robert Marchenoir, fait prisonnier, resta en captivité en Allemagne et participa aux activités de l’organisation socialiste clandestine.

En 1945, il fut nommé instituteur dans une école d’Orléans et termina sa carrière comme directeur de l’école annexe de l’École normale d’instituteurs. Membre du conseil syndical de la section départementale du SNI, le 19 juillet 1947, il intervint au congrès national du SNI à Paris pour inviter ses camarades à rester unis. Partisan d’une adhésion du SNI à la CGT-FO, il accepta le choix de l’autonomie.

Secrétaire de la section socialiste SFIO d’Orléans de 1947 à 1962, Robert Marchenoir, conseiller municipal d’Orléans de 1953 à 1959, membre des commissions des finances et de l’enseignement, du théâtre et des beaux-arts, fut pendant ce mandat membre du comité de patronage de la colonie de vacances de Souesmes. Élu à nouveau conseiller municipal socialiste en 1971 sur la liste d’opposition « Action sociale pour la prospérité de la ville et l’expansion de l’agglomération », il fut membre des commissions des finances, de l’urbanisme, des affaires culturelles et de l’enseignement. Pendant ce mandat, il représenta la ville dans divers organismes (comité du Syndicat intercommunal à vocation multiple de l’agglomération, commission professionnelle intercommunale de l’agglomération, syndicat intercommunal du bassin du Loiret, comité de la caisse des écoles, conseils d’administration de l‘union scolaire et du collège d’enseignement secondaire Jeanne d’Arc, comité des œuvres sociales du personnel communal). Il fut candidat aux élections au Conseil général dans les cantons de Patay en 1949 et d’Orléans-Nord-Est en 1964.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140409, notice MARCHENOIR Robert, Lucien, Georges par Jacques Girault , version mise en ligne le 23 avril 2012, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. mun. Orléans (Hélène Bocquet). — Renseignements fournis par l’intéressé. — Presse syndicale : L’Ecole libératrice. — Notes de Gilles Morin, de François Printanier et de sa famille.

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