MARILLAUD Marc, Henri, Pierre

Par Jacques Girault

Né le 24 mai 1937 à Thouars (Deux-Sèvres) ; instituteur en Mayenne ; militant communiste, conseiller municipal de Saint-Aignan-de-Couptrain.

Fils d’un chauffeur, d’opinions de gauche, Marc Marillaud, élève de l’École normale d’instituteurs de Laval (Mayenne), titulaire du baccalauréat, commença à travailler comme instituteur. Athée, il se maria religieusement pour des raisons familiales en août 1960 au Croisty (Morbihan) avec Jacqueline Le Gall, institutrice, communiste, fille de cultivateurs. Le couple avait trois enfants en 1964. Seuls les deux premiers furent baptisés.

Marillaud effectua son service militaire à partir de janvier 1961 et resta six mois en Algérie avec le grade de caporal.

Marc Marillaud adhéra au Syndicat national des instituteurs à l’école normale en 1958 dans la tendance « Unité et Action » et fut délégué au congrès national de 1963 ou de 1964. A la fin des années 1960 il s’occupait d’associations sportives. De 1962 à 1992, il enseigna avec son épouse à Saint-Aignan-de-Couptrain.

Marc Marillaud adhéra à l’Union de la jeunesse républicaine de France en 1955-1956 et effectua un voyage en URSS en 1960. Responsable du Mouvement de la Paix en 1963, il adhéra au Parti communiste français en janvier 1963. Trésorier et membre du secrétariat de la section communiste de Lignières, il entra au comité de la fédération communiste en 1964 puis il passa au bureau fédéral en 1970 où il resta jusqu’en 1978, demandant alors à ne plus y figurer. Ayant été élu conseiller municipal de Saint-Aignan-de-Couptrain de 1971 à 1983, il était chargé de suivre la politique municipale.

Marc Marillaud fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1967, et doute de 1968, dans la troisième circonscription (Mayenne). Candidat titulaire en 1973, il arriva en quatrième position avec 2 810 voix sur 47 667 inscrits. A nouveau candidat en 1978, il était en troisième position avec 2 139 voix sur 53 055 inscrits. Selon la presse, les pertes de voix étaient plus fortes dans les communes à direction socialistes. Il fut à nouveau présenté par le PCF au Conseil général dans divers cantons (Couptrain en 1964, Mayenne en 1967, Couptrain en 1970, Ambrières en 1973, Couptrain en 1976).

Marillaud quitta le PCF vers 1980, ayant « perdu l’espoir d’un changement ». Il aurait souhaité « avoir les mêmes perspectives qu’actuellement avec le Front de gauche » (lettre du 23 avril 2012).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140432, notice MARILLAUD Marc, Henri, Pierre par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 avril 2012, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Jacques Girault

Sources : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Note de Jacques Cousin.

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