MARLY Denis [MARLY Joseph, Denis]

Par Jacques Girault

Né le 6 février 1910 à Saint-Vérand (Rhône), mort le 13 mai 2003 à Lyon (VIIIe arr) ; instituteur dans le Rhône ; militant syndicaliste du SNI.

Fils d’un charron, Denis Marly reçut les premiers sacrements catholiques. Il subit l’influence, sans l’avoir comme instituteur, d’André Lavenir en poste à Saint-Vérand. Il entra à l’École normale d’instituteurs de Lyon en 1926 et ne participa pas à la préparation militaire. Il y suivit les cours de Léon Emery. Titulaire du brevet supérieur et du certificat d’aptitude pédagogique (1930), il exerça dans des postes successifs (Cublize, Neuville-sur-Saône, Grigny) et fut nommé en 1936 dans une école primaire de garçons rue des Culottes à Lyon (VIIe arrr.). Il se maria uniquement civilement en juillet 1934 à Lyon (IVe arr.) avec une institutrice et le couple eut deux enfants qui ne reçurent aucun sacrement religieux. Il fut élève officier de réserve pendant son service militaire.

Après avoir suivi des réunions syndicales pour jeunes normaliens, Denis Marly adhéra au Syndicat national (CGT) en sortant de l’école normale. Animateur des amicales laïques dans diverses communes, il devint membre du conseil syndical de la section départementale du SN, puis secrétaire adjoint de la section du Syndicat national des instituteurs, chargé des relations avec les sociétés de secours mutuels, avec la Fraternelle (Autonome de Solidarité) et fut à l’origine de la mutuelle accidents élèves dans le Rhône. Il fut délégué au seul congrès national du SNI à Lille en 1936. Il participait à la rubrique « poésie » du bulletin départemental. Gréviste le 12 février 1934, il ne participa pas à la grève du 30 novembre 1938 comme en avait décidé sa section. Il se montra partisan des positions pacifistes de la majorité des membres de sa section, inspirés par les idées d’Emery. Il participa à la campagne « contre la guerre » engagée par le SNI en octobre-novembre 1938. A partir de 1936, il enseigna le français dans les collèges du travail de la CGT à Lyon.

Denis Marly, sympathisant du Parti socialiste SFIO, membre de la Ligue des droits de l’Homme, n’adhéra pas à la SFIO pour préserver son indépendance à l’égard des partis politiques.

Mobilisé dans une division nord-africaine de zouaves, fait prisonnier dans la banlieue de Lille (Nord), il resta en captivité en Allemagne jusqu’en avril 1945.

Après la guerre, instituteur, Denis Marly eut surtout une activité mutualiste. Divorcé, il se remaria en avril 1947 à Lyon (VIIe arr.) avec une institutrice. Retraité, il habitait Charbonnières-les-Bains dans les années 1970.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140440, notice MARLY Denis [MARLY Joseph, Denis] par Jacques Girault, version mise en ligne le 1er mai 2012, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Renseignements fournis par l’intéressé.

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