MAROIS Yves, André

Par Jacques Girault

Né le 19 janvier 1923 à Mensignac (Dordogne), mort el 27 mars 2014 à Prigonrieux (Dordogne) ; instituteur en Dordogne ; résistant ; militant syndicaliste ; militant communiste, maire de Saint-Léon-sur-Isle, conseiller général.

Fils d’un maréchal-ferrant et d’une future débitante de boissons qui moururent rapidement, Yves Marois et sa sœur (voir Ginette Marois) furent recueillis par la sœur de lait de leur mère à Taussats. Élève de l’école primaire supérieure de Saint-Foy-la-Grande, titulaire du brevet supérieur et du brevet agricole, il devint instituteur de 1939 à 1943 à l’EPS de Sainte-Foy-la-Grande, puis à Bouniagues, enfin à Monbazillac. En liaison avec le réseau de résistance de sa sœur, à la suite d’un passage non autorisé de la ligne de démarcation à Castillon (Gironde), arrêté en avril 1942, il fut emprisonné trois semaines à Libourne en 1942. Le jugement se limita à une expulsion en zone libre. En contact avec l’Armée secrète, en 1943, il fut responsable du réseau de résistance à Bouniagues puis à Monbazillac sous le pseudonyme « Lieutenant Cyrano ». L’année suivante, il rejoignit le maquis « Anic » et le 6 juin 1944, devint chef de groupe et de section FTPF. Sur le front de La Rochelle, commandant de compagnie, responsable de l’infanterie du front, détaché deux mois à l’État-major d’Aunis-Saintonge, en novembre 1944, fait prisonnier avec une partie de sa compagnie, il fut échangé contre un capitaine allemand. Il effectua son service militaire dans l’infanterie en Allemagne (juillet 1945-janvier 1946) et le termina avec le grade de lieutenant.

Yves Marois reprit son métier d’instituteur à Coursac avant d’être nommé en 1953 à Saint-Léon-sur-Isle. Il se maria en mars 1947 à Périgueux ((Dordogne) avec une institutrice, fille d’une postière et d’un boucher qui fut fusillé par les troupes allemandes en 1944. Le couple eut quatre enfants. Veuf, il se remaria en juillet 1963 à Saint-Léon-sur-Isle avec une institutrice. Le couple divorça en 1997.

Syndiqué dès 1947, Marois fut à la fin des années 1940 candidat au conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs sur une liste « cégétiste ».

Yves Marois adhéra au Parti communiste français en août 1944. Secrétaire de la cellule communiste de Coursac, il fit partie du comité et du bureau de la section communiste de Saint-Astier à partir de 1947. A partir de 1958, il fut secrétaire de la cellule communiste de Saint-Léon-sur–Isle.

Yves Marois devint membre du comité de la fédération communiste en 1964 et y resta jusqu’en 1967.

Responsable local des Combattants de la paix à partir de 1949, secrétaire de la section locale de l’Association républicaine des anciens combattants, de France-URSS, Marois devint maire de Saint-Léon-sur-Isle en 1959 Il le resta jusqu’en 1995. Il fut candidat au Conseil général dans les cantons de Saint-Pierre-de-Chignac en 1958. Elu au Conseil général dans la canton de Saint-Estier en 1964, battu en 1970 (2 729 voix au premier tour, 3 175 voix au deuxième tour, élection du candidat UNR), il fut à nouveau candidat en 1976. Arrivé en troisième position avec 2 263 voix, il se retira pour permettre l’élection du candidat socialiste. Il fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives dans la première circonscription (Périgueux) en 1973, en 1974 (élection partielle) et en 1978. Il siégeait depuis 1963 dans les commissions exécutives départementale et nationale de la Fédération des élus républicains.

Retiré dans une maison de retraite à Bergerac, Yves Marois écrivit un ouvrage de souvenirs sous le titre Avoir vingt ans sous l’Occupation. Le journal quotidien Sud-Ouest, le 8 mars 2011, dans la rubrique de Bergerac, lui consacra un article et publia sa photo.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140443, notice MAROIS Yves, André par Jacques Girault, version mise en ligne le 1er mai 2012, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse nationale et locale.

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