MARTRON Georges

Par Gilles Morin

Instituteur, puis directeur de cours complémentaire en Gironde ; militant socialiste ; secrétaire adjoint de la fédération socialiste SFIO.

Membre du Parti communiste de la scission à la fin 1921 ou janvier 1922, Georges Martron en fut exclu pour appartenance à la Ligue des droits de l’Homme. Il revint alors au Parti socialiste SFIO auquel il appartenait auparavant. Il habitait alors à Arcachon et enseignait à Talence. Il s’installa ensuite à Castillon-la-Bataille, où il était directeur d’école et de cours complémentaire. En 1934, il fonda à Castillon un Comité de rassemblement populaire, avec les responsables de la LDH, du Parti radical, du Parti communiste, de la Libre pensée et du mouvement « Paix et Liberté ». Ils organisèrent des défilés pour les 14 juillet 1934 et 1935, un repas fraternel et une réunion en hommage à Jean Jaurès en août 1936. En décembre 1939, il était trésorier de la section SFIO. Une enquête de gendarmerie fut ouverte à son propos, car il était soupçonné de propagande communiste sur dénonciation d’un conseiller municipal et d’un lieutenant habitant la localité. Il lui était reproché de recevoir des militaires chez lui et des Espagnols rouges. Il aidait en effet des réfugiés républicains, par « sympathie d’idée pour les rouges espagnols » déclara-t-il à l’enquêteur auquel il montra ses feuilles de cotisations à la SFIO depuis 1926 et sa carte de cotisation à « Paix et Liberté » pour 1938, année où il démissionna sur ordre du parti socialiste.

Martron fut une « figure de la laïcité » du parti. Très anticlérical, voire antireligieux, il fut muté à Bordeaux où il dirigea de l’école Anatole France. Secrétaire du groupe socialiste « Marcel Sembat », président de la Libre pensée. Il appartint à la commission administrative de la fédération socialiste SFIO de la Gironde de 1946 à 1949, de 1952 à 1955, en 1957-1959 et fut membre du bureau fédéral, secrétaire aux procès-verbaux en 1948, 1951 et 1952, secrétaire de la commission fédérale du cinéma populaire en 1948, délégué adulte aux Jeunesses socialistes en mars 1952 et secrétaire-adjoint de la fédération en janvier 1953. Il participa au congrès national de 1946.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140491, notice MARTRON Georges par Gilles Morin, version mise en ligne le 3 mai 2012, dernière modification le 14 janvier 2019.

Par Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat., BB/18/7019/571. — Archives de l’OURS, A9/49 MM et correspondance Gironde. — Maurin Yannick, Les militants de la SFIO en Gironde, Mémoire, sous la direction de Bernard Lachaise, Université de Bordeaux III, 1996-1997.

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