MASLE Marcel, Charles, Jean-Marie

Par Jacques Girault

Né le 2 novembre 1898 à Droux (Haute-Vienne), mort le 19 novembre 1989 à Limoges (Haute-Vienne) ; instituteur en Haute-Vienne ; militant syndicaliste ; militant socialiste.

Fils d’un cultivateur, propriétaire, Marcel Masle reçut les premiers sacrements catholiques. Élève d’une école primaire supérieure, il entra à l’École normale d’instituteurs de Limoges en 1914. Mais les locaux de l’établissement étaient transformés en hôpital et la scolarité se déroula dans plusieurs lieux de la ville. Il fut nommé instituteur dès la troisième année comme suppléant dans des communes rurales du département puis à Arnac-la-Poste avant d’être nommé à Limoges en 1933 comme maître d’application dans l’école annexe de l’école normale.

Il effectua son service militaire en 1920-1921 et se maria religieusement en juin 1922 à Arnac-la-Poste avec une négociante. Le couple eut trois enfants dont seul l’aîné fut baptisé.

Marcel Masle adhéra en 1920 au Syndicat national (CGT) en 1921. Élu au conseil syndical de la section départementale du SN en 1934, il demeura conseiller syndical après la fusion dans le Syndicat national des instituteurs. Gréviste le 12 février 1934, non gréviste le 30 novembre 1938, il partageait les analyses de la direction du SNI pour lutter contre la guerre. Trésorier du comité départemental, désigné par le SNI, il participa à l’accueil et à l’entretien de cent enfants de républicains espagnols.

Marcel Masle adhéra au Parti socialiste SFIO en 1935 par réaction antifasciste. Il était aussi membre de la Ligue des droits de l’Homme.

Non mobilisé en 1939, il réadhéra au SNI à la Libération et retrouva le conseil syndical de la section départementale du SNI. Délégué au conseil national du SNI, le 26 décembre 1945, il intervint sur la question du logement des instituteurs. Il devint secrétaire de la section à partir de 1946. Lors du congrès national de Grenoble, il intervint le 27 juillet 1946 sur le rapport d’Emile Labrunie sur la formation prémilitaire. Alors que Juliette Harzelec au nom des « Amis de l’École émancipée », avait exprimé son opposition au projet, il présenta au nom d’une dizaine de sections une motion qui rappelait l’attachement du SNI à la paix, mais n’oubliait pas le droit de se défendre, se déclarant favorable à l’organisation de la formation physique confiée à des instituteurs complétée par la formation technique par des spécialistes sous contrôle des instituteurs. Cette motion au terme de la discussion fut retirée. Lors de la réunion du conseil national, le 28 décembre 1947, il intervint pour soutenir qu’il fallait maintenir l’unité du SNI dans une Fédération de l’Éducation nationale unie, motion soutenue par Henri Aigueperse. Aussi fit-il partie de la commission chargée de rédiger une motion commune avec celle présentée par Robert Ducol qui proposait le maintien dans la CGT. Après l’échec des négociations, la motion qu’il avait présentée fut votée à l’unanimité des 1 372 mandats.

A partir de 1948, Marcel Masle quitta le secrétariat de la section tout en restant pendant quelques années conseiller syndical.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140512, notice MASLE Marcel, Charles, Jean-Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 7 mai 2012, dernière modification le 26 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. mun. Limoges. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Presse syndicale. 

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