MASSON Henri, Émile

Par Jacques Girault

Né le 1er décembre 1899 à Sivry-sur-Meuse (Meuse), mort le 23 avril 1988 à Verdun (Meuse) ; instituteur dans la Meuse ; militant syndicaliste et mutualiste.

Fils d’un éclusier sur le canal de l’Est, Henri Masson fut seulement baptisé. Il commença ses études à Montmédy puis à Vaucouleurs, et entra à l’École normale d’instituteurs de Commercy. Après une année, en raison de la proximité du front, il fut élève de celle de Mirecourt (Vosges). Mobilisé en mars 1918, il passa le brevet supérieur dans une session spéciale en mars 1918, obtint un diplôme de maître de gymnastique et le certificat d’aptitude pédagogique en 1922 après sa démobilisation. Après avoir été nommé dans le département, il obtint un poste de directeur d’une école à deux classes à Dieppe-sous-Beaumont où il était secrétaire de mairie. Il y fonda une coopérative scolaire et un cinéma scolaire en 1926, puis une coopérative forestière en 1931. Il pratiqua certaines méthodes initiées par Célestin Freinet avec qui il correspondait.

Henri Masson adhéra à la section départementale du Syndicat national (CGT) dès sa première nomination en 1923. Il fonda un groupe de jeunes en 1929 qui fonctionna deux ans seulement. Il fut membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs dans les années 1930 jusqu’en 1940. Il assura une garderie lors de la grève du 12 février 1934 qui fut peu suivie par les instituteurs de la Meuse. Gréviste le 30 novembre 1938, il fut sanctionné d’une retenue de huit jours de salaire. Affirmant sa solidarité avec les Républicains espagnols, il fut favorable à l’intervention mais partisan des accords de Munich, soucieux d’éviter la guerre. Il fut le premier correspondant en 1935 de la Mutuelle assurance automobile des instituteurs de France.
Avec son épouse, sans profession, il eut quatre enfants.

Non mobilisé en septembre 1939, Pierre Masson resta après l’armistice dans son village totalement évacué, et fut désigné comme maire par l’occupant, chargé d’assurer le ravitaillement en coordination avec la Kommandantur. Il aida la Résistance et les maquisards en leur fournissant des faux papiers et des tickets d’alimentation, jusqu’à la Libération, le 31 août 1944.

Après la guerre, nommé instituteur à Verdun, Pierre Masson fut le correspondant de la MAAIF puis de la MAIF jusqu’à la fin des années 1960 et présidait l’association départementale. Toujours membre du SNI, il continuait à adhérer à la Ligue des droits de l’Homme dont il était membre depuis 1932.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140523, notice MASSON Henri, Émile par Jacques Girault, version mise en ligne le 8 mai 2012, dernière modification le 26 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Renseignements fournis par l’intéressé.

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