LESTRADE Henri

Par Jean-Pierre Besse, Jacques Girault

Né le 3 mars 1894 à Nedde (Haute-Vienne), mort le 12 avril 1953 à Panazol (Haute-Vienne) ; instituteur en Haute-Vienne ; militant syndicaliste ; résistant.

Fils d’un maçon qui fabriquait du charbon de bois en hiver dans les Landes tout en résidant avec sa famille à Bordeaux (Gironde), Henri Lestrade reçut les sacrements catholiques. Elève de l’école primaire supérieure de Bordeaux, titulaire du brevet élémentaire, mobilisé dans l’infanterie à Brive (Corrèze), terminant avec le grade de capitaine à la fin de la Première Guerre mondiale, il opta pour l’enseignement et devint instituteur. Il se maria en mars 1921 à Panazol. Le couple eut trois enfants.

Lestrade enseigna à Saint-Just-le-Martel, à Royères, puis au Palais-sur-Vienne, assurant aussi les secrétariats de mairies qui, dominées par la droite, passèrent progressivement à gauche. Devenu directeur d’école en 1936 au Palais-sur-Vienne, membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, il fut élu, avec Henri Aigueperse*, en 1938, au conseil départemental de l’enseignement primaire.

Mobilisé en septembre 1939, hostile à l’État français, Lestrade, secrétaire de mairie, aida la Résistance très tôt. Arrêté par la police allemande le 23 mars 1943, interné au camp de Compiègne, il fut déporté, le 17 septembre 1943, vers Buchenwald. Transféré à Flossenburg, il fut libéré le 23 avril 1945. Malade, il fut hospitalisé à Paris (Bichat) en juin 1945 puis à Limoges.

Lestrade, très affaibli, partisan de l’union de la Gauche, reprit son métier et écrivit dans Le Populaire du Centre en novembre 1945 des articles relatant son expérience de la déportation. Il poursuivit ces récits en 1947, "Le lieutenant Habert est-il encore vivant ?" (15 février 1947). Il fut déclaré « Mort pour la France », le 24 avril 1956.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140538, notice LESTRADE Henri par Jean-Pierre Besse, Jacques Girault , version mise en ligne le 10 mai 2012, dernière modification le 17 septembre 2017.

Par Jean-Pierre Besse, Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — La Fondation pour la mémoire de la déportation, Le livre mémorial...op.cit. — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé.

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