MICHAUD Roger, Daniel

Par Louis Botella

Né le 5 janvier 1919 à Villentrois (Indre), mort le 6 février 1981 à Paris (XIVe arr.) ; postier puis journaliste ; syndicaliste CGT puis Force ouvrière (FO) ; secrétaire général du Syndicat des journalistes SNJ-FO.

Originaire du Berry et arrivé à Paris en 1936, Roger Michaud travailla d’abord dans un centre de tri du courrier postal où il se syndiqua immédiatement. Pendant la Seconde guerre mondiale, il milita activement au sein de Résistance Ouvrière.
Il figura parmi les fondateurs du Syndicat FO des journalistes dont le secrétaire général fut alors André Viot et il siégea, à partir de 1948 au sein de la commission administrative de ce syndicat .

Roger Michaud collabora dans un premier temps avec André Viot au sein de la presse confédérale FO. Après le départ de ce dernier pour la radio, Roger Michaud devint rédacteur en chef de l’hebdomadaire confédéral Force Ouvrière, fonction qu’il quitta lors du départ à la retraite de Robert Bothereau en 1963.
Après quelques mois d’incertitude, il entra à Radio France où il fit une carrière remarquée, notamment par sa chronique consacrée à la vie sociale en France. Il fut un des meneurs de la grève au sein de l’ORTF. Lui reprochant d’avoir accepté d’être choisi par ses confrères comme rédacteur en chef élu et la part qu’il a prise lors de conflit, ses employeurs lui menèrent la vie dure.
Avec André Bergeron, Roger Michaud mena, en 1974, une campagne acharnée contre le démantèlement de l’ORTF.

Au plan syndical, il assuma depuis la fin des années 50 au moins, la fonction de secrétaire général national du Syndicat des Journalistes FO. Lors du congrès du 19 octobre 1966, Roger Michaud ne demanda pas le renouvellement de son mandat et ce fut Armand Capocci, le fils dOreste Capocci, ancien secrétaire général de la Fédération FO des employés et cadres, qui lui succéda.

Lors des congrès confédéraux de 1961 et de 1969, il vota contre le rapport d’activité présenté par le bureau confédéral.

Bien que Roger Michaud fut déjà en préretraite, il répondit favorablement à la sollicitation d’André Bergeron de mettre sa plume à la disposition de son organisation syndicale, de relancer FO Hebdo, et de créer une nouvelle formule pour le mensuel FO Magazine. Pendant des années, Roger Michaud écrivit des articles dans la presse confédérale, notamment sa chronique hebdomadaire "Mes quatre vérités".

Il siégea également à la Caisse des cadres de la presse au sein de laquelle il présida la commission des œuvres sociales. Il obtint, avec l’aide importante d’Antoine Faesch, secrétaire confédéral en charge des questions de retraite, que le calcul de la retraite des journalistes se fasse sur le salaire réel et non sur le salaire fiscal.

Inquiète d’une éventuelle dilution de son syndicat des journalistes au sein de l’Union nationale des syndicats de journalistes, regroupant alors le Syndicat national des journalistes (autonome), le Syndicat des journalistes français CFDT, la confédération demanda à Roger Michaud de reprendre du service au sein de son syndicat en devenant son président. Ainsi FO a évité la disparition de son syndicat de journalistes.

Roger Michaud fut promu en 1972 dans l’Ordre national de la Légion d’honneur.

C’est en venant à la rédaction de FO Hebdo que Roger Michaud fut victime d’un accident cardiaque. Malgré les soins immédiatement prodigués par les services médicaux d’urgence, Roger Michaud cessa de vivre. Il laissa une veuve et un fils.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140735, notice MICHAUD Roger, Daniel par Louis Botella, version mise en ligne le 5 juin 2012, dernière modification le 11 janvier 2021.

Par Louis Botella

SOURCES : Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, 12 février 1948, 23 février 1950, 22 mai et 1er juin 1960, 19 octobre 1966, — FO Hebdo, 11 février 1981. — Comptes rendus des congrès confédéraux FO de1961 et de 1969. — Site Internet : deces.matchid.io.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément