MAXIMIN Ernest

Par Julian Mischi

Né le 18 juillet 1920 à Bayet (Allier), mort 5 août 1993 à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier) ; instituteur de l’Allier ; résistant ; militant syndicaliste ; militant communiste, secrétaire de la section du PCF de Saint-Pourçain-sur-Sioule, membre du comité fédéral du PCF de l’Allier, maire de Marcenat puis de Saint-Pourçain-sur-Sioule, conseiller général du canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule.

Son père était meunier, sympathisant communiste. Ernest Maximin fréquenta l’école primaire de sa commune natale, Bayet, puis l’école primaire supérieure de Gannat, et fut admis en 1937 à l’École normale d’instituteurs de Moulins (Allier). Après quelques mois d’enseignement à Broût-Vernet (Allier), il fut appelé au camp de jeunesse de Mézières-en-Brenne (Indre). Libéré en novembre 1941, il fut alors nommé instituteur à Montvicq (Allier) puis, en septembre 1942, à Marcenat (Allier) en qualité de chargé d’école et de secrétaire de mairie. En juin 1943, réfractaire au service du travail obligatoire et révoqué de ses fonctions d’instituteur secrétaire de mairie, il rejoignit le maquis de l’Armée Secrète en Montagne Bourbonnaise, maquis qui passa de l’AS aux Francs-tireurs partisans français (FTPF). La même année, en 1943, il adhéra aux Jeunesses communistes et devint membre des Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP) dont il fut le secrétaire départemental clandestin. Ayant rejoint les FTPF en 1944, il était membre du Front national (FN).

En octobre 1944, Ernest Maximin fut réintégré dans l’Éducation nationale et nommé au cours complémentaire de Saint-Germain-des-Fossés (Allier) pour y enseigner le français et l’anglais. Ayant émis le souhait de revenir à Marcenat, il enseigna dans cette petite commune rurale du canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier). Il milita à partir de 1944 au Syndicat national des instituteurs (SNI) au sein duquel il fut conseiller syndical de 1944 à 1948. Il était également membre de la FEN-CGT jusqu’en 1954. Il fut président de la délégation départementale de l’Éducation nationale du secteur de Saint-Pourçain-sur-Sioule.

Tout en rejoignant l’Union des Jeunesses Républicaines Françaises (UJRF) lors de la dissolution des JC, il adhéra au PCF en 1945. Il fut secrétaire de la cellule locale du PCF de Marcenat en 1946 puis entra au bureau de la section de Saint-Pourçain-sur-Sioule en 1947. Membre du comité fédéral du PCF de l’Allier depuis la Libération, il était responsable de section pour la circonscription. Non réélu à la conférence fédérale d’avril 1954, il fut proposé à la commission fédérale de contrôle financier à laquelle il participa jusqu’en juin 1962. Il redevint membre du comité fédéral en 1968, en resta membre dans les années 1970 et fut réélu par la conférence de 1982.

Ernest Maximin fut le candidat du PCF lors des élections cantonales de 1964 pour le canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule, et obtint 1147 voix soit 16,5 % des inscrits. Il fut battu au second tour par l’indépendant Dumas, en ne recueillant que 1 736 suffrages soit 25,5 % des inscrits. L’année suivante, en 1965, il devint maire de Marcenat. A nouveau candidat communiste lors des élections cantonales de 1970, il fut élu au deuxième tour (1 615 voix soit 23,6 % des inscrits au premier tour puis 2 365 (50 %) face à l’UDR Bernard Coulon). Il fut réélu en 1976 au premier tour avec 2 595 suffrages soit 35,3 % des inscrits. La même année, Ernest Maximin fut élu au conseil régional d’Auvergne où il présida la commission régionale de développement économique. A la suite de son départ en retraite en janvier 1976, il quitta Marcenat pour Saint-Pourçain-sur-Sioule, et fut élu maire de sa nouvelle commune en 1977. D’autre part, il fut le suppléant de Pierre Villon lors des élections législatives de 1973 pour la troisième circonscription de l’Allier (Gannat) puis d’André Lajoinie en 1978. Au conseil général, il entra au bureau et fut élu vice-président de l’assemblée départementale lorsque le communiste Henri Guichon en devint le président en 1979. Il présida la commission ayant la charge de la mise en place du schéma départemental du transport des voyageurs. Lors du renouvellement de 1982, Ernest Maximin obtint 2 867 voix soit 31,6 % des inscrits au premier tour mais fut battu au second tour avec 3 093 suffrages (39 %) par le divers droite Bernard Coulon (Union républicaine pour le Bourbonnais) Cette année trois conseillers généraux communistes sortants furent battus et Le Monde commenta : « A l’évidence ils ont été victimes d’un très mauvais report des voix socialistes ». Il se présenta à nouveau aux élections cantonales de 1988 où il fut battu dès le premier tour en recueillant 1 905 suffrages soit 24,1 % des inscrits contre Bernard Coulon (URB).

Militant de l’Association républicaine des anciens combattants, Ernest Maximin fut le président départemental de l’ARAC à partir de 1987. Il était également membre du conseil d’administration de l’office départemental des anciens combattants. Chevalier des Palmes académiques en 1971, puis officier en 1979, il était également chevalier de la Légion d’honneur. Directeur d’école honoraire, il décéda après une longue maladie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140750, notice MAXIMIN Ernest par Julian Mischi, version mise en ligne le 5 juin 2012, dernière modification le 26 avril 2021.

Par Julian Mischi

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Archives de la fédération du PCF de l’Allier. — Bourbonnais Hebdo n° 741 du 1er au 7 septembre 1993. — État civil de la mairie de Saint-Pourçain-sur-Sioule. — Notes de Jacques Girault.

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