LOGEAIS Raymond, Romain, Victor

Par Alain Dalançon

Né le 10 mai 1911 à Dives-sur-mer (Calvados), mort le 4 juin 1982 à Saint-Gratien (Val-d’Oise) ; professeur puis inspecteur de l’enseignement technique ; résistant ; militant du Syndicat national de l’enseignement technique

Raymond Logeais était fils de Romain Logeais, ouvrier d’usine, et de Victorine Filleau, ménagère. Son père ayant été tué à l’ennemi aux Eparges (Somme) le 7 avril 1915, il fut adopté par la nation en 1920. Il entra à l’École normale de l’enseignement technique en 1931 (section A1) et en sortit en 1933 en raison du changement de statut de l’école, devenue École normale supérieure de l’enseignement technique.
Il se maria le 12 juillet 1932 à Paris (IXe arr.) avec Henriette Rousseville.

Il enseigna ensuite les sciences à l’école pratique de commerce et d’industrie Modeste-Leroy d’Evreux (Eure). Il militait au Syndicat de l’enseignement technique puis au Syndicat des personnels de l’enseignement technique à la fin des années 1930.

Raymond Logeais fut mobilisé du 26 août 1939 au 15 août 1940 comme officier commandant le détachement météorologique de l’état-major du groupement de chasse 22 (zone d’opérations aériennes Est). Professeur au collège technique d’Argenteuil, il commença à faire de la propagande antiallemande et antivychiste. En juillet 1941, il rejoignit le Front national puis les FTP, d’abord sous le commandement de René Girard, responsable militaire pour la région d’Argenteuil, puis sous les ordres de Jacques Pastor. Ce dernier le nomma, en mai 1944, officier de renseignement à la subdivision FFI de Seine-et-Oise et adjoint au 2e Bureau. En juin 1944, il fut nommé par Rol-Tanguy, officier de liaison entre l’état-major régional FFI et les commandants départementaux de Seine-et-Oise, avec le grade de capitaine. puis il fut nommé en août 1944, pendant la période insurrectionnelle, sous-chef d’état-major FFI de Seine-et-Oise avec le grade de commandant. Il participa aux combats de la Libération dans le secteur de Versailles et à Paris. Il resta à ce poste jusqu’au 30 septembre 1944, date à laquelle il contracta un engagement pour la durée de la guerre. Le 1er octobre, il était commandant du dépôt des unités de Seine-et-Oise. Rappelé à l’armée de l’Air le 15 février 1945, il fut affecté au dépôt 212 puis détaché à l’Office national de météorologie, et fut démobilisé le 26 septembre 1945.

Après la guerre, Raymond Logeais était en 1948 inspecteur principal de l’enseignement technique à Poitiers et fut élu sur la liste du SNET, membre suppléant de la commission paritaire nationale de sa catégorie, lors des premières élections aux CAPN.

En 1952, il était inspecteur principal à Paris et fut à nouveau élu membre suppléant à la CAPN. Il fut encore candidat sur la liste du SNET et élu titulaire en 1957 et 1960.

Au début des années 1960, il fut chargé de mission d’inspection générale dans les disciplines techniques industrielles, avant de devenir inspecteur général.

Une école porte son nom à Saint-Gratien (Val d’Oise) où il habitait.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141062, notice LOGEAIS Raymond, Romain, Victor par Alain Dalançon, version mise en ligne le 2 juillet 2012, dernière modification le 13 janvier 2022.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. IRHSES. — Fabrice Bourrée, notice du Musée de la Résistance, à partir de son dossier SHD, Vincennes, 16P/374904. — État civil. — Notes de Jacques Girault.

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