LEVÈRE Émile

Par Louisette Battais

Né le 24 février 1936 à Béziers (Hérault), mort le 23 mai 1989 à Nouméa (Nouvelle- Calédonie) ; électricien d’entretien ; élu délégué du personnel de Rhône-Poulenc CFTC, secrétaire adjoint puis général de la Chimie du STIC, secrétaire confédéral CFDT, chargé de la délégation aux DOM-TOM.

Électricien d’entretien chez Rhône-Poulenc à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), Émile Levère adhéra en 1959 à la CFTC. Il fut élu, dès 1961, délégué du personnel, et entra l’année suivante au conseil du syndicat des travailleurs des industries chimiques de la région parisienne (STIC). Membre du conseil fédéral, il devint secrétaire général adjoint du syndicat CFDT en 1964 et secrétaire général en 1969. Il était permanent du STIC depuis 1964.

En 1973, il fut élu au secrétariat fédéral de la Chimie et, à peine un an plus tard, le 1er avril 1974, fut nommé responsable au secrétariat confédéral du secteur « organisation-développement ». À partir de 1985, il fut également chargé de la délégation aux DOM-TOM. Il contribua avec Noël Mandray*, secrétaire national, à structurer les fédérations et les unions régionales au sein de la confédération. Il mit en place des plans quinquennaux de soutien au développement en mutualisant des moyens financiers et humains.

Dans le cadre des responsabilités qu’il exerça avec les syndicats des DOM-TOM, Émile Levère organisa, pour la première fois depuis leur création, un séminaire à Bierville en janvier 1989, séminaire regroupant des représentants de la Martinique, de la Réunion, de Mayotte, de la Guyane, de Saint-Pierre, de la Nouvelle-Calédonie et de Polynésie sur le thème « les DOM-TOM et l’Europe » en présence d’Edmond Maire*, de Noël Mandray et de Jean Kaspar. Ce fut l’occasion pour Christian Ursulet et Félix Catherine (Martinique), Pierre Savigny et Joachim Maillot (Réunion), Oumar Ben Ibrahim (Mayotte), Roger Hutchinson (Guyane), Philippe Guillaume (Saint-Pierre), Eugène Togna (Nouvelle-Calédonie), Hirohiti Tefaarere et Jean Faatoa (Polynésie), d’exposer les réalités économiques et sociales de leurs pays.

Lors d’une mission syndicale de formation avec l’Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (USOENC), Émile Levère fut victime d’un malaise cardiaque, dix ans après avoir eu un infarctus. Il s’était marié le 17 avril 1959 avec Odette Bédéchian dont il eut deux enfants : José (1959) et Isabelle (1963).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141138, notice LEVÈRE Émile par Louisette Battais, version mise en ligne le 7 juillet 2012, dernière modification le 7 juillet 2012.

Par Louisette Battais

SOURCES : Archives confédérales CFDT. —Syndicalisme Hebdo, 5 janvier 1989, 1er juin 1989. — Notes de Jean Limonet.

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