FORGET Maurice

Par Guillaume Davranche

Doreur sur bois ; syndicaliste révolutionnaire.

Dans l’après Première Guerre mondiale, Maurice Forget fut un des artisans de la reconquête de la Fédération du Bâtiment par les révolutionnaires. Du 15 au 21 septembre 1919, Maurice Forget fut délégué (minoritaire) des doreurs sur bois au congrès CGT à Lyon. Du 27 septembre au 2 octobre 1920, il fut délégué (minoritaire) des peintres en bâtiment de la Seine au congrès confédéral CGT d’Orléans.

Les 27 et 28 mars 1921, après la crise de direction de décembre 1920 (voir Julien Le Pen), deux minoritaires furent élus au comité de la Fédération du Bâtiment : Maurice Forget et Fernand Julian. Au congrès de Dijon, tenu du 16 au 21 mai 1921, les révolutionnaires regagnèrent la majorité, et Forget fut réélu comme suppléant à la commission exécutive. Du 25 au 30 juillet 1921 il fut délégué (minoritaire) des peintres en bâtiment de la Seine au congrès confédéral CGT de Lille.

Du 4 au 7 juillet 1923, il fut délégué au congrès de la fédération CGTU du bâtiment à Paris, où les procommunistes furent battus par une très nette majorité syndicaliste révolutionnaire – ou « anarcho-syndicaliste » pour reprendre leur expression. Il fut alors élu secrétaire fédéral avec Pol Jouteau, Parant et Épinette. Du 12 au 17 novembre 1923, il fut délégué (minoritaire) au congrès confédéral CGTU de Bourges par les syndicats du bâtiment de Moulins, de Caen, d’Évreux, d’Albi et par les tailleurs de pierre de Brive.

La Fédération du bâtiment quitta officiellement la CGTU le 31 octobre 1924. À son congrès de Lyon, du 18 au 20 juin 1925, elle choisit le maintien dans l’autonomie plutôt que l’intégration dans la CGT, et Forget fut réélu à la commission exécutive.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141158, notice FORGET Maurice par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 10 juillet 2012, dernière modification le 10 juillet 2012.

Par Guillaume Davranche

SOURCES : Comptes rendus des congrès CGT de 1919, 1920 et 1921, et CGTU de 1923. — Boris Ratel, L’anarcho-syndicalisme dans le bâtiment de 1919 à 1939, mémoire de maîtrise en histoire, université Paris-I, 2000.

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