ARNOULD Émilie.

Par Jean Neuville - Paul Wynants

Ronquières (aujourd’hui commune de Braine-le-Comte, pr. Hainaut, arr. Soignies), 27 janvier 1906 − Braine-le-Comte, 1er septembre 1997. Dirigeante de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine et des Ligues ouvrières féminines chrétiennes, aujourd’hui Vie féminine, active dans des organisations internationales.

Émilie Arnould est la fille d’Émile Arnould, cheminot, militant syndical chrétien et du Parti social-chrétien (PSC), et de Renelde Gorez, ménagère, sectionnaire de la Ligue ouvrière féminine chrétienne (LOFC).

Émilie Arnould suit les cours de l’École supérieure pour jeunes filles, située à la rue d’Arlon à Bruxelles − elle est diplômée en 1925 −, et ceux de l’École sociale catholique de la rue de la Poste. Elle effectue alors des stages en usines et au Secrétariat des œuvres sociales féminines de Mons (pr. Hainaut) où le chanoine Scarmure*, aumônier, l’engage comme permanente régionale. Elle y est responsable des Ligues ouvrières féminines chrétiennes (LOFC).

À la fin de l’année 1930, E. Arnould est littéralement « mobilisée » par Joseph Cardijn, aumônier général de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF). Quelques mois plus tard, elle devient secrétaire générale de la JOCF. Avec Louise Bauthier, Madeleine Téchy* et Marguerite Fiévez*, elle constitue le « quadrige », selon J. Cardijn, de la branche féminine du mouvement jociste francophone. Celle-ci se dote ainsi de sa première équipe nationale de langue française. Émilie Arnould devient plus sensible aux réalités populaires. Sous son impulsion, les dirigeantes nationales consacrent une bonne part de leur temps à la visite des sections et des fédérations, en veillant à donner aux permanentes, repérées pour leur efficacité sur le terrain, un rôle plus important. Sous l’égide de E. Arnould, le recrutement de la JOCF s’effectue, plus qu’auparavant, dans les milieux populaires de la grande industrie. Elle reste secrétaire générale de la JOCF jusqu’en 1935 puis est présidente de 1935 à 1948.

Après avoir participé à la Résistance durant la Deuxième Guerre mondiale, Émilie Arnould est présidente nationale de l’Association catholique de la jeunesse belge féminine (ACJBF) de 1945 à 1954 et membre du Bureau du Conseil national de la jeunesse.

De 1948 à 1954, Émilie Arnould est secrétaire générale adjointe des LOFC. De 1954 à 1966, elle est responsable du service international du Mouvement ouvrier chrétien (MOC) et secrétaire adjointe de la Fédération internationale des mouvements ouvriers chrétiens. De 1954 à 1966, elle est vice-présidente des LOFC. Elle est également secrétaire générale de Pax Christi, de 1960 à 1972. Elle doit son orientation sociale à ses parents et, ultérieurement, à Victoire Cappe, à Monseigneur Cardijn et au chanoine Belpaire, aumônier des LOFC nationales.

Émilie Arnould est, au cours de sa carrière, déléguée à l’Organisation mondiale de la jeunesse, déléguée de la JOC internationale à l’UNESCO, membre du conseil d’administration de l’UNICEF et de Pax Christi. Elle est aussi déléguée de la JOC internationale, de la Fédération internationale des mouvements ouvriers chrétiens et de Pax Christi à l’Organisation internationale catholique (OIC). Elle prend sa retraite en janvier 1966.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141292, notice ARNOULD Émilie. par Jean Neuville - Paul Wynants, version mise en ligne le 19 juillet 2012, dernière modification le 6 mai 2021.

Par Jean Neuville - Paul Wynants

SOURCE : BRAGARD L. et al, La Jeunesse ouvrière chrétienne Wallonie-Bruxelles, 1912-1957, 2 tomes, Bruxelles, EVO, 1990.

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