BOUTET Martin.

Par Freddy Joris - Jean Neuville

Theux (pr. Liège, arr. de Verviers), 17 octobre 1906 – Theux, 3 juillet 1986. Employé communal, militant et dirigeant fédéral du Parti socialiste belge, conseiller communal, échevin puis bourgmestre de Theux, député de l’arrondissement de Verviers.

Martin Boutet est le deuxième enfant (sur six) de Martin Boutet (Wegnez, 19 avril 1877 – Theux, ?), tourneur en fer, et de Maria Brische (Francorchamps, 12 novembre 1877 – Theux, 10 mars 1958). Après des études primaires, il suit les cours de l’École normale de Verviers. Il en sort avec un diplôme d’instituteur le 15 juin 1926. Il y suivra en 1939 des cours de sciences administratives. De septembre 1926 à juin 1929, il enseigne avec un contrat provisoire. Peu après, ayant réussi un examen de recrutement, il est engagé comme employé à Fôret (aujourd’hui commune de Trooz, pr. et arr. Liège) ; il y restera jusqu’au 30 décembre 1946.

Membre de l’Union socialiste de Theux depuis 1927 et donc du Parti ouvrier belge, Martin Boutet devient conseiller communal le 20 janvier 1939. En 1944, il est nommé secrétaire de la Fédération verviétoise du Parti socialiste belge (PSB).
Les élections communales de 1946 donnent une majorité libérale-socialiste à Theux : Martin est conseiller communal puis nommé échevin le 31 janvier 1947. Le 19 août 1952, il devient bourgmestre faisant fonction. À la suite du scrutin électoral de la fin 1952, il est nommé, le 21 janvier 1953, bourgmestre, mandat qu’il occupera jusqu’au premier janvier 1977, les socialistes ayant perdu la majorité lors des élections de 1976. Il reste néanmoins conseiller communal jusqu’en décembre 1982.

Le 11 avril 1954, Martin Boutet est élu député de l’arrondissement de Verviers, mandat qui sera renouvellé à chaque élection législative jusqu’en 1968. En fait, ayant perdu un œil en 1918 suite à l’explosion d’une cartouche, il subit en 1967 une opération de la cataracte et l’année suivante, perd la vue.
À plusieurs reprises, il y attire l’attention des autorités gouvernementales sur la dégradation de la situation économique de la région verviétoise et refuse, après avoir participé à plusieurs manifestations wallonnes, de voter, en 1962, le rattachement des Fourons au Limbourg. Il se révèle, à diverses reprises, francophile en soutenant des initiatives du Front d’action wallonne de Theux.

Martin Boutet occupe d’autres fonctions parallèlement à ses activités politiques. Il collabore au quotidien Le Monde du travail et à l’hebdomadaire La Voix socialiste. À partir de 1938, il est un des dirigeants de la société d’habitation à bon marché de Theux, Le Foyer theusois, dont il devient le président en 1955. De 1949 à 1960, il est membre du Comité permanent d’inspection des établissements d’aliénés. En 1956, il est commissaire de la coopérative L’Union coopérative. De 1958 à 1964, il est vice-président du Comité régional du logement de Verviers. Il est également administrateur de la société provinciale d’industrialisation, commissaire au Comptoir de dépôts et de crédit professionnel, commissaire à la Société mutuelle des administrations publiques.

Porteur de la médaille et de la croix civique de première classe, Martin Boutet est chevalier de l’ordre de Léopold. Époux depuis le 28 août 1933 de Thérèse Collette (née à Theux le7 mars 1909), secrétaire dans une banque avant son mariage, il en a deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141350, notice BOUTET Martin. par Freddy Joris - Jean Neuville, version mise en ligne le 23 juillet 2012, dernière modification le 4 décembre 2020.

Par Freddy Joris - Jean Neuville

SOURCES : Pays de Franchimont, n° 483, août 1986 – MESSIAEN J.-J., MUSICK A., 1885-1985. Histoire des fédérations. Verviers, Bruxelles, 1985, p. 117 (Mémoire ouvrière, 11) – Notice réalisée par Véronique Zysberg, section Journalisme de l’Université libre de Bruxelles, s.d.

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