LIVERNAIS Jean-Marie

Par Julian Mischi

Né le 3 août 1922 à Toulon-sur-Allier (Allier) ; domestique agricole, bûcheron et agent technique des eaux et forêts ; militant communiste et syndicaliste CGT de l’Allier ; résistant FTPF, secrétaire de la cellule du PCF de Saint-Menoux (1958-1966), secrétaire à la propagande de la section du PCF de Souvigny (1959-1966), membre du comité fédéral du PCF de l’Allier (1961-1962).

Né d’un père agent technique des eaux et des forêts sympathisant communiste et d’une mère ménagère, Jean-Marie Livernais a obtenu le certificat d’études primaires et suivi deux années de cours complémentaires. Domestique agricole avant la guerre dans différentes fermes à Chemilly et Coulandon (Allier), il vint à Cressanges (Allier) pour se rapprocher de sa mère car son père était mobilisé. C’est à Cressanges et durant l’occupation allemande qu’il adhéra en 1942 au Parti communiste clandestin. Avec Robert Joyon (voir ce nom), Jean-Marie Livernais dit jacquelin ou Bonin faisait partie des Jeunes paysans patriotes (JPP) du secteur de Souvigny (Allier). Réfractaire au service du travail obligatoire, il s’engagea dans les Francs-tireurs partisans français (FTPF) dont il fut un responsable régional. Il organisa des groupes sédentaires en 1943 et, en 1944, devint recruteur régional adjoint pour les paysans. Il participa à l’organisation du maquis Daniel Casanova. À la Libération, il contracta un engagement pour la durée de la guerre. Lorsqu’il fut libéré en décembre 1945, il avait le grade de sergent-chef.

En 1946, Jean-Marie Livernais était bûcheron : il effectuait des coupes en régie pour l’administration des eaux et forêts. Jean-Marie Livernais adhéra à la section de Souvigny du syndicat CGT des bûcherons dès son embauche. C’est aussi en 1946, alors qu’il habitait Saint-Menoux (Allier), qu’il se maria avec une ménagère, militante au Parti communiste français et à l’Union des femmes française, issue d’une famille de cultivateurs communistes. Embauché comme agent technique des eaux et forêts en 1949, il milita au syndicat national des personnels techniques et administratifs des eaux et forêts affilié à la CGT, et fut membre du bureau de la 24e section (Allier, Cher, Nièvre). Au début de sa carrière au sein de l’administration des eaux et forêts, où travaillait également son frère qui était aussi militant communiste, il travailla comme bûcheron dans le Cantal puis revint dans l’Allier travailler à la maison forestière de Montilly (Allier) où il habita pendant vingt-cinq ans.

Jean-Marie Livernais fut secrétaire de la cellule locale du PCF de Saint-Menoux de 1958 à 1966, et secrétaire à la propagande de la section de Souvigny de 1959 à 1966. Il s’occupa notamment de l’organisation des fêtes de la section qui se déroulaient avec celles de la colonie de vacances de la ville de Bobigny (Seine-Saint-Denis), installée dans le canton. Il entra au comité fédéral le 7 mai 1961 mais ne fut pas réélu le 24 juin 1962 car il avait selon une appréciation fédérale peu d’activité en dehors de sa section. Enfin, il s’installa dans la commune de Besson (Allier), où il fut trésorier de la cellule locale. Ayant pris sa retraite de l’office nationale des forêts en 1983, Jean-Marie Livernais est toujours trésorier du comité Meillard-Le Montet de l’Association national des anciens combattants de la résistance (ANACR).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article141375, notice LIVERNAIS Jean-Marie par Julian Mischi, version mise en ligne le 24 juillet 2012, dernière modification le 24 juillet 2012.

Par Julian Mischi

SOURCES : Archives de la fédération du PCF de l’Allier. - Renseignements communiqués par l’intéressé. — André Sérézat, Et les Bourbonnais se levèrent, Nonette, Ed. Créer, 1986, 366 p.

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