BURCZYKOWSKI Grégoire, Félix

Par Daniel Grason

Né le 24 janvier 1920 à Przechowo (Pologne), fusillé au Fort du Vert Galant à Wambrechies (Nord) le 13 avril 1942 ; mineur ; communiste ; résistant.

Fils de Joseph et de Héléna, née Szurek, Grégoire Burczykowski était mineur et habitait 21 rue de Bailleul à Sallaumines (Pas-de-Calais). Toute la famille Joseph le père et ses trois fils Grégoire, Félix et Edwin militaient au parti communiste, Joseph fut arrêté lors de la grève des mineurs de mai et juin 1941, déporté, il mourut à Sachsenhausen (Allemagne) le 30 janvier 1942.
Grégoire Burczykowski participa avec Adolphe Legrand et Witold Superniak à un sabotage à la fosse n° 4 des mines de Courrières à Sallaumines avec deux autres militants et la complicité d’un garde de la défense passive. Ils pénétrèrent après minuit dans la fosse, ils entaillèrent le tapis roulant et sept courroies du moteur, ils veillèrent à ne pas les couper entièrement, de façon à ce que le sabotage ne soit pas décelé.
Une autre opération consista à déboulonner les rails de la voie de chemin de fer Lens-Douai à proximité du pont de Méricourt. Grégoire Burczykowski fit le guet, Kléber Legros, Germain Debureau et Séraphin Escagedo déboulonnèrent difficilement quatre traverses malgré le renfort de Grégoire.
Une autre équipe composée d’Edwin Burczykowski, Adolphe Legrand et Witold Superniak opérait à proximité dans un parc à bois, objectif, y mettre le feu, la tâche était moins difficile, arrosé avec des bouteilles d’essence la réserve de bois s’enflamma. Voyant les flammes les saboteurs de la voie ferrée durent interrompre leur mission, les cartouches de dynamite ne furent pas posées.
Edwin Burczykowski fut tué par la police, Germain Debureau échappa au peloton d’exécution, les autres furent fusillés. La police française menait les enquêtes sur toutes les actions de la résistance : distributions de tracts et actes de sabotages. Des policiers français de Sallaumines arrêtèrent Grégoire Burczykowski le 8 octobre 1941. Il fut incarcéré à la prison de Béthune, livré aux Allemands, il a été probablement battu, torturé au cours des interrogatoires.
Transféré le 11 décembre 1942 à la prison d’Arras, il comparut le jour même devant le tribunal de la Feldkommandantur 670 d’Arras. Condamné à mort, il était passé par les armes le 13 avril 1942 au Fort du Vert Galant à Wambrechies (Nord).
Son nom a été gravé sur la plaque commémorative du Fort du Vert-Galant, sur le monument aux morts de Sallaumines et sur la plaque du souvenir.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article142930, notice BURCZYKOWSKI Grégoire, Félix par Daniel Grason, version mise en ligne le 10 novembre 2012, dernière modification le 27 décembre 2021.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 77W 1783. – Arch. DAVCC Caen, B VIII dossier 3 (notes de Delphine Leneveu et de Thomas Pouty). – Notes de Laurent Thiery, auteur de La répression allemande dans le Nord de la France, Éd. Presses universitaires du Septentrion, 2013. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004. – Jean-Marie Fossier, Zone interdite, Éd. Sociales, 1977. - Site Internet GenWeb.

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