MABIT Pierre

Par François Prigent

Né le 8 juillet 1929 et mort le 9 mars 2009 à Couéron (Loire-Atlantique) ; ajusteur puis directeur de l’ADAR ; conseiller général PS de Saint-Etienne-de-Montluc (1979-1985) ; adjoint PS de Couéron (1989-1993) ; permanent de la CFTC Métaux de Loire-Inférieure ; secrétaire de l’UL CFDT de Nantes (1967-1976) ; militant JOC et ACO ; syndicaliste CFTC puis CFDT (1945-2009) ; militant PS (1977-2009) ; militant associatif.

Pierre Mabit en 1970.

Contremaître aux Forges de Basse-Indre, son père Pierre Mabit avait été élu conseiller municipal sous l’étiquette MRP à Couëron entre 1945 et 1947. Ménagère, sa mère élevait ses 7 enfants.
Passé par les écoles privées, Pierre Mabit entra aux forges de Basse-Indre comme apprenti en 1943. Titulaire d’un CAP puis d’un BP, il était ajusteur.
Militant JOC dès 1945, il était responsable de section La Chabessière, quartier ouvrier de Couëron. Il était par ailleurs très investi dans les réseaux locaux de l’ACO.

Surtout, il eut des responsabilités syndicales à la CFTC (délégué du personnel et membre du CE de Basse-Indre) dès le début des années 1950. Devenu permanent syndical de la CFTC Métaux après Gilbert Declercq*, Pierre Mabit se positionnait sur le courant Reconstruction, passant à la CFDT lors de la déconfessionnalisation en 1964. Il fut également secrétaire de l’UL CFDT de Nantes entre 1967 et 1976.

En 1977, il devint directeur de l’ADAR (Aide à Domicile en Activités Regroupées). Basé à Orvault, il présidait ensuite le conseil d’administration de l’ADAR, dont il resta membre jusqu’en janvier 2009. A l’initiative du centre de soins infirmiers de la région nantaise et de la mise en place du SMDPA, il fonda Activités Solidarité, une association d’insertion.

Dans le contexte de la poussée socialiste aux municipales, il adhéra au PS en 1977, ayant souhaité auparavant ne pas cumuler engagements partisans et responsabilités syndicales. En 1979, il fut le candidat du PS aux cantonales à Saint-Etienne-de-Montluc, améliorant nettement le score de Raymond Dercourt au 1er tour. A 50 ans, il devint conseiller général. En 1985, il fut battu au renouvellement cantonal par Jean Redor.

En 1989, il était adjoint aux affaires économiques et sociales dans l’équipe de Robert Morin (instituteur), maire depuis 1983. La commune de Couëron connaissait un fort ancrage socialiste, avec une succession continue mais conflictuelle de maires socialistes : Henri Normand* (1931-1934 puis 1945-1964), Fernand Doceuil* (1944-1945), Cyr Grave* (1964-1971), Claude Gilardin (1971-1977) et Jean-René Morandeau (1977-1983).

En 1993, une crise interne au conseil municipal entraîna la défaite de la majorité socialiste.

En 1998, le canton fut repris par le PS avec Jean-Pierre Fougerat*, maire depuis 1995 et suppléant de Jean-Marc Ayrault, issu des réseaux militants socialistes (FO, milieu associatif).

Ses frères Bertrand Mabit (PSU-PS à travers CFDT 75) et Alain Mabit furent également conseillers municipaux à Couéron.
Il n’avait pas de lien familial avec Charles Mabit* (1910-1994), leader de la JOC et de la CFTC en Loire-Inférieure.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article143063, notice MABIT Pierre par François Prigent, version mise en ligne le 16 novembre 2012, dernière modification le 21 octobre 2020.

Par François Prigent

Pierre Mabit en 1970.

SOURCES :

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