MERLAN Marcel, Louis

Par Jacques Girault

Né le 6 juin 1907 au Mans (Sarthe), mort le 27 septembre 1988 à Vierzon (Cher) ; directeur de lycée technique ; militant socialiste dans la Nièvre et le Cher.

Fils d’un professeur d’éducation physique, capitaine des pompiers, Marcel Merlan obtint le baccalauréat après une scolarité au lycée du Mans. Il devint maître interne à l’école nationale professionnelle de Vierzon (Cher), chargé de cours de dessin mécanique. Reçu l’École nationale de l’enseignement technique (section B) en 1929, en sortant de l’ENET, il effectua son service militaire à Poitiers (Vienne) dans l’artillerie et le termina en 1932 avec le grade de sous-lieutenant.

Marcel Merlan fut nommé professeur à l’école pratique de commerce et d’industrie d’Evreux (Eure) à partir d’octobre 1932. Deux ans plus tard, il devint professeur de dessin industriel, de mécanique et de mathématiques à l’ENP de Vierzon. Des parlementaires, dont Jean-Louis Breton, intervinrent à plusieurs reprises tout eu long de sa carrière.

Marcel Merlan se maria en août 1929 à Vierzon-Bourgneuf avec la fille d’un professeur de mathématiques à Vierzon. Le couple eut deux garçons.

Mobilisé du 25 août 1938 au 8 août 1940, puis de nouveau, à partir d’un engagement dans la Résistance, Merlan fut militaire de mars 1944 à juillet 1945. Il reprit son enseignement à Vierzon en 1941 et devint professeur d’éducation générale en 1942. A la rentrée 1945, il occupait un poste de professeur au collège technique de Bourges (Cher). Il demanda un poste de direction et fut nommé en 1929 sous-directeur, puis en 1951 directeur des études du collège technique de Suresnes (Seine). L’année suivante, il obtint le poste de directeur du collège moderne et technique de Joinville (Haute-Marne) qu’il occupa jusqu’en 1958, dirigeant aussi les cours municipaux professionnels. En 1958, il devint directeur du collège puis du lycée technique de Nevers, étendu aux classes de l‘établissement de Fourchambault. Il prit sa retraite en 1969.

Membre du Syndicat de l’enseignement technique devenu Syndicat du personnel de l’enseignement technique avant la guerre, il milita au Syndicat national de l’enseignement technique après la Libération.

Sympathisant du socialisme, mais en désaccord avec l’évolution du Parti socialiste SFIO, attiré par le Parti socialiste unifié, membre de la Convention des institutions républicaines qu’il anima dans la Nièvre, Marcel Merlan, franc-maçon, devint le vice-président de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste à sa fondation dans la Nièvre, le 4 mai 1966. Candidat aux élections législatives dans la deuxième circonscription du Cher (Vierzon-Sancerre) en 1968 , il obtint 2 509 voix sur 63 593 inscrits.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article143296, notice MERLAN Marcel, Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2012, dernière modification le 1er avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/29898. — Arch. Fondation Jean Jaurès, 12 EF 58. — Notes de Jean Battut et de Pierre Constans.

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