MESLAY Marcel

Par François Prigent

Né et mort à Plédéliac (Côtes-du-Nord), 9 décembre 1922-7 mars 1987 ; instituteur ; adhérent du SNI ; militant coopératif agricole, président du CETA 22 ; militant du PSU (1962-1975) puis du PS, secrétaire de la section PSU de Plédéliac en 1964 ; conseiller municipal (1971-1977) puis maire PS de Plédéliac (1977-1987).

Fils d’agriculteurs laïques, Marcel Meslay devint instituteur public à Plédéliac. Son beau-père Eugène Besnard, maire SFIO de Plestan, figurait parmi les 120 maires socialistes que comptait en 1947 la fédération menée par Antoine Mazier. Il était également affilié par sa mère à la famille Jan (plévéniste) qui gagna la mairie de Plédéliac en 1953 contre Roger Lapotre (maire SFIO dès 1946).

En 1949, Marcel Meslay, alors militant communiste, devança le conseiller général SFIO sortant Louis Le Mazier (agriculteur, syndicaliste CGA, maire de Plédéliac en 1945) qui refusa de se désister, permettant ainsi l’élection du candidat conservateur Fernand Hamon (son fils conserva ensuite ce canton, choisissant de passer à gauche lors du basculement de 1976 sous la présidence de Charles Josselin).

Adhérent de base au Syndicat national des instituteurs, Marcel Meslay demeura très impliqué dans le monde agricole dans la région de Lamballe, notamment au sein du mouvement coopératif. Sa femme, agricultrice, avait repris l’exploitation de ses parents. Il fut actif dans les CUMA avant de devenir président départemental du CETA au milieu des années 1960. Dans Le Combat Socialiste, il rédigea plusieurs articles sur la modernité des mondes agricoles scandinaves, résultant de ses observations sur place.

Marqué par les engagements d’Antoine Mazier, il adhéra au PSU en janvier 1962, devenant même secrétaire de la section de Plédéliac en juin 1964. En 1967, il fut à nouveau candidat aux élections cantonales à Jugon-lès-Lacs, sous l’étiquette PSU cette fois, se plaçant en tête de la gauche avec 21,3%, sans pouvoir battre Fernand Hamon au second tour.

Conseiller municipal PSU en 1971 à Plédéliac, il devint maire de sa commune natale en 1977, deux ans après avoir adhéré au PS. Il resta en fonction jusqu’à son décès. L’école publique communale porte aujourd’hui le nom de Marcel Meslay. Son fils Philippe Meslay, directeur de société mais également ancré dans les milieux agricoles, devint conseiller général PS de Plancoët en mars 2008 (53,14 %), lors de la succession de Jean Gaubert (syndicaliste agricole, CERES, suppléant de Charles Josselin dès 1978, conseiller général depuis 1988, député depuis 2002).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article143442, notice MESLAY Marcel par François Prigent, version mise en ligne le 10 décembre 2012, dernière modification le 25 avril 2021.

Par François Prigent

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 128 W 3-19. — Archives fédérales du PS 22. — Arch. privées Yves Dollo. — Fichiers des adhérents du PSU (1965) transmis par Gilles Morin et Christian Bougeard. — Le Combat Socialiste puis Le Combat-Hebdo (1945-2008). — Articles du Ouest-France sur la vie politique locale (1967-2008). — Le Fer de Lance (1960-1968). — Entretiens avec Philippe Meslay, Jean Gaubert, Yves Dollo et Claudy Lebreton. — François Prigent et Jacqueline Sainclivier, « Les réseaux socialistes PSU en Bretagne (1959-1981) : milieux partisans, passerelles vers le PS, rôle des chrétiens de gauche », in Tudi Kernalegenn, François Prigent et alii, Le PSU vu d’en bas. Un parti dans les régions : réseaux sociaux, mouvement politique, laboratoire d’idées (années 50 - années 80), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008. 

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