FRAISSEIX Jean

Par Claude Pennetier

Né le 29 avril 1922 à Limoges (Haute-Vienne) [dit parfois né à Peyrat-le-Château], mort en 2008 ; médecin ; militant communiste de Haute-Vienne, exclu, "communiste indépendant" ; maire d’Eymoutiers (1952-1989), conseiller général.

Jean Fraisseix était le neveu du Dr Jules Fraisseix qui n’avait pas de fils. Né à Limoges dans une famille de commerçants, Jean Fraisseix fut élevé par son oncle et suivit sa voie professionnelle comme politique.

Médecin des maquis, il milita à l’UJRF puis au PCF. Maire d’Eymoutiers de 1952 à 1989, conseiller général, il fut en désaccord avec le PCF dès 1956 à propos de la Hongrie, du contrôle des naissances, de l’anticolonialisme (il signa le Manifeste des 121) comme des relations avec les socialistes. Exclu du Parti communiste en 1961, il devint "communiste indépendant" et conserva le soutien de la population d’Eymoutiers. En 1964, il adhéra au comité de réhabilitation d’André Marty.

Il perdit définitivement sa fonction élective de conseiller général au profit du candidat officiel du PCF en 1967, André Leycure

Après sa mort en 2008, un hommage lui fut rendu par le maire socialiste. Son nom est donné à la Halle des sports de la ville

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article143813, notice FRAISSEIX Jean par Claude Pennetier, version mise en ligne le 28 décembre 2012, dernière modification le 31 décembre 2012.

Par Claude Pennetier

SOURCE : Voir la biographie de Jules Fraisseix. — Michel Patinaud, Un canton « rouge » : Eymoutiers, laboratoire du communisme rural (1945-1989), Université de Toulouse-Le Mirail, 1991. — Notes de Christian Coudrier.

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