LELIÈVRE Maurice, Charles, André

Par Claude Pennetier

Né le 5 avril 1921 à Fourchambault (Nièvre), fusillé comme otage le 5 mai 1942 à Saint-Jean-de-Ruelle (Orléans, Loiret) ; manœuvre dans l’industrie ; jeune communiste ; résistant du Front national de libération.

Fils de Charles, monteur, et de Marthe Encharmet, femme de chambre, Maurice Lelièvre, célibataire était sous l’Occupation domicilié à Vierzon, 65 rue Etienne Marcel. Il travaillait dans sa ville comme tourneur sur métaux à l’usine de la Précision Moderne. Le personnel de cette usine comprenait de nombreux militants communistes. C’était le cas de Maurice Lelièvre, membre d’un groupe clandestin de trois des Jeunesses communistes dès décembre 1940. Il rejoignit le Front national en août 1941 et se chargea de la distribution de tracts. Il reçut ses instructions de Pierre Serpaud, responsable des FTP du Vierzonnais. Maurice Lelièvre transportait et distribuait des tracts édités par le Parti communiste.
Arrêté le 14 avril 1942 à Vierzon par la gendarmerie française, son cas fut rapproché de ceux de Roger Leclerc et de Jacques Rivet. son voisin.

Emprisonné à Bourges, il fut transféré à Orléans le 4 mai 1942 et remis aux autorités allemandes qui le fusillèrent comme otage le 5 mai 1942 à Saint-Jean-de-la-Ruelle, suite à l’attentat de Romainville du 30 avril 1942 contre deux soldats allemands.

Un hommage fervent des fusillés des Groues se perpétue.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative du stand de tir des Groues et sur celles de la Fédération communiste du Cher à Bourges.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article143842, notice LELIÈVRE Maurice, Charles, André par Claude Pennetier, version mise en ligne le 23 octobre 2013, dernière modification le 8 février 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII 3 (Notes Thomas Pouty). – Arch.Dép. Cher 1W 361. — Notes Maurice Renaudat et Jean-Claude Bonnin. – Musée de la Résistance du Cher. – Marcel Demnet, Mémorial des résistants et civils vierzonnais raflés, victimes de la barbarie nazie, « morts pour la France » 1942-1945, Vierzon, Éd. La Gaucherie, 2005. – État civil.

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