LEPETIT Louis, Henri, Édouard

Par Daniel Grason

Né le 9 janvier 1909 à Montfauville (Manche), mort le 2 mai 1988 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise) ; forgeron-mécanicien ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

RGASPI

Fils d’Henri, journalier et de Blanche, née Hébert, Louis Lepetit suivit l’école primaire, savait lire et écrire. Il adhéra au Parti communiste en 1929 à Cherbourg (Manche). Il fit son service militaire dans la marine, devint quartier maître mécanicien. Il épousa Renée Foucaud le 7 juin 1932 en mairie de Cherbourg. Il vint habiter 20 Rue de Vanves à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine), travaillait aux usines Renault.

Il participa aux grèves en 1936, militait à la cellule Benoît Frachon sur la localité, lisait l’Humanité, L’Étincelle l’hebdomadaire local de la section communiste et les brochures politiques éditées par l’organisation, il faisait partie du service d’ordre. Syndiqué à la CGT, il était organisé à la section syndicale de l’atelier 124, s’occupait de la diffusion de La Vie Ouvrière. Divorcé, père d’un enfant, il aidait ses parents en difficultés, mais ne parvenait pas à verser régulièrement la pension alimentaire à son ex-épouse.

Il arriva en Espagne le 8 mars 1938 pour « battre le fascisme », fut incorporé dans la XIVe Brigade internationale, 9e bataillon comme téléphoniste. Il ne participa qu’à un seul combat à Tortosa. Lucien Bigouret qui siégeait à la commission des cadres du Parti communiste espagnol l’appréciait ainsi : « Mauvais, tire au flanc. N’a jamais après participé à un combat. Se faisait évacuer pour crise nerveuse à chaque fois que le bataillon remontait en première ligne ». Ses camarades du bataillon le considéraient comme un simulateur et le médecin du bataillon partageait le même avis.

Louis Lepetit écrivit le 7 novembre 1938 à propos des Brigades internationales qu’elles étaient : « L’exemple de la plus grande solidarité ouvrière », elles avaient permis « À l’Espagne de s’organiser et de lutter efficacement contre les ennemis de l’intérieur. » Son rapatriement eut lieu en novembre 1938, il comptait sur le syndicat CGT et son secrétaire Jean-Pierre Timbaud pour trouver du travail.

Il se remaria avec Lucienne Verger le 8 août 1942 en mairie de Colombes (Seine, Hauts-de-Seine).

Il mourut le 3 mai 1988 à Cormeilles-en-Parisis.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article144383, notice LEPETIT Louis, Henri, Édouard par Daniel Grason, version mise en ligne le 24 janvier 2013, dernière modification le 16 septembre 2019.

Par Daniel Grason

RGASPI

SOURCES : Arch. RGASPI 545.6.1039 liste des Brigadistes français en Espagne républicaine ; RGASPI 545.6.45 ; RGASPI 545.6.1280, BDIC mfm 880/23. – État civil, Montfauville.

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