BRATSZTAJN Icek

Par Daniel Grason

Né le 10 octobre 1889 à Grodzisk (Pologne), fusillé comme otage le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; tricoteur.

Né dans une famille juive polonaise, Icek Bratsztajn demeurait 15 rue Ramponneau, à Paris (XXe arr.), où il vivait avec une compatriote Matla Orbach, née à Brzezing, en 1892. Il était au chômage, Matla faisait des ménages, ce qui permettait de payer régulièrement le loyer de leur pièce unique qui faisait office de cuisine et de chambre. La carte d’identité d’Icek Bratsztajn était valable jusqu’au 6 juin 1942, celle de son amie jusqu’au 14 septembre 1943. Il était inconnu des différents services politiques des Renseignements généraux. Il fut arrêté le 19 août 1941 et transféré le même jour à la caserne des Tourelles. Le 22 août, il fut interné au camp de Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis). Le même jour, une perquisition fut effectuée à son domicile ; elle se révéla infructueuse.
Le 14 décembre 1941, le général Von Stülpnagel fit paraître un « Avis » dénonçant « les attentats à la dynamite et au revolver [...] contre des membres de l’Armée allemande. Ces attentats ont pour auteurs des éléments, parfois même jeunes, à la solde des Anglo-Saxons, des Juifs et des Bolcheviks ». Icek Bratsztajn fut désigné comme otage et passé par les armes le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien. Il fut inhumé à Suresnes. Matla Orbach fut déportée le 19 septembre 1942, par le convoi no 34 à destination d’Auschwitz (Pologne) où elle trouva la mort.
Après la Libération, Icek Bratsztajn n’eut pas droit à la mention « Mort pour la France » du fait de sa nationalité étrangère.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article144787, notice BRATSZTAJN Icek par Daniel Grason, version mise en ligne le 7 février 2013, dernière modification le 13 novembre 2020.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. BA 2439, KB 95, 77W 18. – DAVCC, Caen, otage B VIII dossier 2 (Notes Delphine Leneveu et Thomas Pouty). – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit. – Louis Sadosky, brigadier-chef des RG, Berlin 1942, CNRS Éd., 2009. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Site Internet CDJC.

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