MITARD Germaine [née MARION Germaine, Jeanne]

Par Jacques Cousin

Née le 22 avril 1909 à Mézidon (Calvados), morte le 11 octobre 1992 à Dijon (Côte d’Or) ; institutrice en Mayenne ; militante syndicaliste.

Son père était employé des chemins de fer de l’État. Germaine Marion fréquenta l’École normale d’institutrices de Laval (Mayenne) de 1925 à 1928 et en sortit avec le brevet supérieur. Elle épousa uniquement civilement le 23 mars 1932 à Laval, Henri Mitard, instituteur syndicaliste mayennais. Ils eurent deux enfants qui ne reçurent pas de sacrements religieux. Elle exerça avec son mari successivement à Saint-Jean-sur-Erve, à Bais et à Saint-Pierre-sur-Erve.

Germaine Marion adhéra au SN (CGT) en 1928. L’année suivante, elle entra au Parti socialiste SFIO. Le 7 mai 1935, elle fut largement élue en compagnie de Marthe Martinne*, d’Auguste Beuneux et d’Elisée Mautaint* aux élections du conseil départemental de l’enseignement primaire, au détriment des quatre candidats du syndicat des membres de l’enseignement laïc (CGTU). Bien que n’étant pas élue à la commission administrative, elle fut intégrée à la commission corporative du SN devenu Syndicat national des instituteurs après la réunification. Elle ne souhaita pas renouveler sa candidature aux élections du 26 avril 1938 au conseil départemental et fut remplacée, après vote en commission administrative de la section, par Clothilde Bienvenu*. Elle resta cependant membre de la commission corporative. Germaine Mitard et son mari figuraient parmi les 22 signataires de l’appel à la grève lancé par le SNI aux instituteurs mayennais. Cet arrêt de travail décidé par le comité confédéral de la CGT, se solda, le 30 novembre 1938, par un échec. Il n’y eut que 45 instituteurs grévistes en Mayenne qui furent tous sanctionnés par une perte de salaire de huit jours, compensée grâce à un appel à la solidarité lancé en leur faveur par la section départementale du SNI. Le 13 décembre 1940, Germaine Mitard, comme tous les autres signataires de l’appel, fut sanctionnée par un blâme pour activités extra-scolaires illicites.

Hostile aux accords de Munich, avec son mari, Germaine Mitard quitta le Parti socialiste SFIO. Elle partageait les positions de son mari, proche des « Amis de l’École émancipée ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article144929, notice MITARD Germaine [née MARION Germaine, Jeanne] par Jacques Cousin , version mise en ligne le 11 février 2013, dernière modification le 11 février 2013.

Par Jacques Cousin

SOURCES : Arch. dép. Mayenne, Fonds de la section départementale du SNI-PEGC, L’Amical, La Voix Syndicale. – Notes de Jacques Girault et de Jacques Omnès.

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