MARCILLY Marcel, Jules

Par Jacques Girault

Né et mort à Mervans (Saône-et-Loire), 16 janvier 1907- 11 février 1985 ; instituteur dans la Saône-et-Loire puis dans le Var ; militant syndicaliste du SNI.

Fils d’un aubergiste-hôtelier, Marcel Marcilly reçut les premiers sacrements catholiques. Il entra à l’École normale d’instituteurs de Macon (Saône-et-Loire) en 1924. Il débuta dans la carrière d’instituteur en 1926 à La Roche Vineuse, puis fut nommé en 1928 à Savigny-sur-Seille et adhéra à la section départementale du Syndicat national (CGT). Il effectua son service militaire dans la Marine nationale à Toulon au 5e dépôt des équipages de la flotte et obtint le brevet de secrétaire militaire en septembre 1927.

Marcel Marcilly se maria religieusement en février 1930 au Creusot (Saône-et-Loire) avec une employée des PTT. Leurs deux enfants reçurent les premiers sacrements catholiques en dépit de l’hostilité personnelle du père à la religion. Instituteur à Montchanin depuis 1929, il devint secrétaire général de la section en 1937 et le demeura jusqu’en 1940. Lors de la grève du 30 novembre 1938, estimant qu’elle ne serait pas suivie, il la décommanda. Une polémique éclata par la suite dans le bulletin syndical. Membre du Parti socialiste SFIO depuis 1930, membre de la Ligue des Droits de l’Homme, il participa à toutes les initiatives politiques de la période. En 1937, hostile à la pause, il s’opposa à la non-intervention en Espagne en dépit de son soutien au gouvernement Blum. Il partageait néanmoins les options pacifistes de son syndicat.

Mobilisé dès la déclaration de la guerre dans la Marine nationale, Marcilly fut peu de temps après renvoyé dans la vie civile et reprit son poste, puis fut avec ses élèves replié au Puy (Haute-Loire). Déplacé d’office, convoqué par le Préfet, il eut des difficultés avec les troupes d’occupation pour avoir aidé des Juifs à passer la ligne de démarcation avec l’aide de son épouse. Aussi en 1944 préféra-t-il quitter son poste pour le Var où l’Inspecteur d’Académie le nomma à Collobrières, puis à l’école du quartier Siblas, enfin, en octobre 1946, à la tête d’une classe élémentaire (7e) du lycée de garçons de Toulon où il resta jusqu’à sa retraite en 1963. Son épouse termina sa carrière comme surveillante comptable à la poste centrale de Toulon.

Secrétaire adjoint de la section départementale du Syndicat national des instituteurs de 1945 à 1947, délégué de la sous-section Toulon-ville du syndicat, dans le bulletin syndical, en octobre 1945, Marcilly se montra favorable au cumul des mandats politiques et syndicaux. Il était en outre le délégué à l’Union locale CGT en 1946. Quand se constitua, le 13 mars 1947, la section départementale de la Mutuelle générale de l’Education nationale, il fit partie du premier conseil d’administration.

Marcel Marcilly, lors de la réunion du conseil syndical du 2 juin 1949, vota la motion revendiquant l’autonomie et demandant la « reconstruction d’une CGT démocratique ». Il fut réélu membre du conseil syndical de la section départementale du SNI en décembre 1949 (liste « pour un syndicalisme indépendant et constructif »), en 1951, en 1953 (liste « d’action et d’indépendance syndicale »), en 1955, en 1957 (liste « pour un syndicalisme indépendant, réaliste et constructif »). Il ne se représenta pas en janvier 1960. Il participait en 1954 à la commission de rédaction du bulletin comme titulaire puis comme suppléant deux ans plus tard. A partir de novembre 1952, il faisait partie du conseil d’administration de la section départementale de la Fédération de l’Éducation nationale.

Marcilly, retraité, revint dans son village natal où il occupa pendant quelques années les fonctions d’adjoint au maire avant d’en démissionner.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article145052, notice MARCILLY Marcel, Jules par Jacques Girault, version mise en ligne le 19 février 2013, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé et par sa fille.

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