MILLOT Georges [MILLOT Émile, Georges, Ferdinand]

Par Jacques Girault

Né le 19 janvier 1895 à Clamecy (Nièvre), mort le 1er janvier 1973 à Clamecy ; instituteur dans la Nièvre ; militant syndicaliste du SNI ; résistant ; militant communiste.

Georges Millot, photo dossier ONAC
Georges Millot, photo dossier ONAC

Fils d’un instituteur à Guérigny (Nièvre) et d’une mère sans profession qui devint institutrice, Georges Millot, ancien élève de l’École normale d’instituteurs de Varzy, effectua son service militaire dans l’infanterie et participa à la Grande Guerre. Fait prisonnier le 15 juillet 1918, évadé, reprit, il réussit à s’évader à nouveau le 5 septembre.

Membre de la CGT depuis 1920, il fut membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs de 1935 à 1939. Membre de l’Association républicaine des anciens combattants depuis 1922, secrétaire d’une section, membre du comité antifasciste depuis 1932, il adhéra aux Amis de l’Union soviétique en 1935.

Georges Millot se maria en avril 1925 à Saint-Franchy (Nièvre) avec une institutrice, sympathisante puis membre du Parti communiste français. Le couple eut deux enfants.

Après la guerre, il était instituteur à l’école de Moulot où il prit sa retraite.

Georges Millot adhéra au Parti communiste en 1941. Responsable du Front national dans le secteur de Cosne-Saint-Amand-Donzy sous le pseudonyme de « Noyer », il animait la publication du Patriote de la Nièvre. Capitaine des Francs tireurs et partisans, sous le pseudonyme de « Ferdinand », il fut le vice-président du Comité départemental de Libération, le 10 août 1944, et favorisa le rapprochement de ses amis avec La Nièvre libre, éditée sous la direction de Jean Lhospied dans la clandestinité et qui devint, à la Libération, Le Journal du Centre. il fut homologué FFI.

Membre du bureau de la section de Clamecy du PCF, il fut candidat au Conseil général, notamment dans les cantons de Tannay et de Clamecy en 1958 (1 187 puis 1 358 voix sur 6 055 inscrits) et au début des années 1960. Il était membre du bureau départemental de l’Association des anciens combattants de la Résistance.

Son épouse, née Lorsery, était-elle cette militante, élue au conseil départemental de l’enseignement primaire en 1951, qui, à la demande du SNI, démissionna collectivement pour protester contre la politique répressive du gouvernement et sa politique antilaïque à la fin de 1953. Elle fut réélue en janvier 1954 avec beaucoup plus de voix qu’en 1951.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article145080, notice MILLOT Georges [MILLOT Émile, Georges, Ferdinand] par Jacques Girault, version mise en ligne le 21 février 2013, dernière modification le 15 septembre 2022.

Par Jacques Girault

Georges Millot, photo dossier ONAC
Georges Millot, photo dossier ONAC

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 419933. — L’École libératrice. — Notes de Jean Battut.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément