MILON Robert, Jules

Par Jacques Girault

Né le 11 mai 1917 à La Croix-du-Haut-Corlay (Côtes-du-Nord/ Côtes d’Armor), mort le 18 avril 2002 à Corlay (Côtes-du-Nord/ Côtes d’Armor) ; instituteur puis directeur de collège ; militant socialiste, maire de Corlay.

Milon, en 1952, et la fanfare, debout le plus grand devant la fenêtre.
Milon, en 1952, et la fanfare, debout le plus grand devant la fenêtre.

Son père, boucher de campagne allant de ferme en ferme pour tuer les bêtes, les découper et préparer les diverses pièces de charcuterie, fut victime des combats de la Grande Guerre. Sa mère, commerçante (café, épicerie) du hameau de La Croix-du-Haut-Corlay. était fille d’un ouvrier ardoisier.

Robert Milon, pupille de la Nation, reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du cours complémentaire de Quintin, il entra à l’École normale d’instituteurs de Saint-Brieuc en 1933. Il devint instituteur en 1936 à Canihuel et effectua son service militaire comme caporal dans l’Infanterie à Saint-Brieuc. Mobilisé en septembre 1939 comme transmetteur-radio, après avoir combattu dans les Ardennes, il fut démobilisé au sud de la Loire lors de la débâcle. Il enseigna à Saint-Nicolas-du-Pelem puis à Kerpert. Victime d’un accident de la circulation en 1943, il fut immobilisé pendant plusieurs mois. Il fut nommé instituteur au cours complémentaire de Corlay à sa création en 1947. Enseignant toutes les matières, sauf les langues au début, il se consacra par la suite à l’enseignement des mathématiques et de la musique. Quand le CC se transforma en collège d’enseignement général en 1959, il en devint le directeur jusqu’à sa retraite en 1972. Depuis son entrée dans l’enseignement, il adhérait au Syndicat national des instituteurs.

Robert Milon se maria religieusement en septembre 1940 à Corlay avec la fille d’un artisan tailleur. En 1948, elle créa un commerce (laine, tissus, vêtements), et, après la nomination de son mari à la direction du CEG de Corlay, en assura l’économat jusqu’à son décès en 1963. Le couple eut cinq filles qui reçurent les premiers sacrements catholiques.

En 1949, il créa au cours complémentaire une fanfare de l’Amicale laïque où les trois-quarts des musiciens étaient élèves. Il la dirigea jusqu’en 1963.

Robert Milon militait au Parti socialiste SFIO depuis la guerre. En désaccord avec la politique de Guy Mollet, il quitta le parti entre 1958 et 1960. Il adhéra au Parti socialiste unifié dès sa création en 1960 et devint le secrétaire de la section du canton de Corlay jusqu’en 1967. Il fut élu dans la minorité socialiste au conseil municipal de Corlay en 1959 et réélu en 1965. En 1971, la liste qu’il conduisait l’emporta et il devint maire de Corlay. Il adhéra au Parti socialiste en 1975. Réélu en 1977, en 1983, en 1989, il démissionna de ses fonctions en 1993 en raison de son état de santé tout en restant conseiller municipal jusqu’à la fin du mandat. Pendant ces années, furent notamment réalisés la construction d’une gendarmerie (1979-1980), d’un gymnase (1983), de lotissements (52 pavillons), de tribunes au stade en 1973, des créations (local de pompiers, camping en 1981, Maison du cheval en 1989) auxquels s’ajoutèrent divers aménagements (travaux d’assainissement, complexe château-étang en 1990, la place de l’église). Il inaugura en 1971 une maison de retraite décidée par le maire sortant. D’autre part, fut créé le SIVOM du pays de Corlay.

Ancien joueur, il fut le secrétaire puis le président du club de football local (Union sportive corlaysienne) et était membre actif de diverses associations (présidence de l’association des anciens combattants, des Amis du Vieux-Château, du Centre culturel et artistique du manoir de Cléhunault). Il avait été un des organisateurs d’un critérium cycliste (« Mardis de Pâques »).

Robert Milon eut des obsèques civiles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article145086, notice MILON Robert, Jules par Jacques Girault, version mise en ligne le 21 février 2013, dernière modification le 23 avril 2021.

Par Jacques Girault

Milon, en 1952, et la fanfare, debout le plus grand devant la fenêtre.
Milon, en 1952, et la fanfare, debout le plus grand devant la fenêtre.
Milon, footballeur en 1938, debout les bras croisés.
Milon, footballeur en 1938, debout les bras croisés.
Milon, président de l'USC en 1952.
Milon, président de l’USC en 1952.
debout le plus grand devant la fenêtre.
debout le plus grand devant la fenêtre.
Milon, au milieu d'autres maires du canton, célébrant le bicentenaire de la Révolution française en 1989.
Milon, au milieu d’autres maires du canton, célébrant le bicentenaire de la Révolution française en 1989.

SOURCES : Arch. Nat., 581AP/119. — Renseignements fournis par Renée Le Moulec, fille de l’intéressé.

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