MEYNIER Baptiste, Jules, Auguste, Jean

Par Rémy Gaudillier

Né le 12 août 1918 à Saint-Claude (Jura) ; militant syndical CFTC puis CFDT, secrétaire de l’UL, vice-président de l’UD, président de la caisse d’allocations familiales ; militant chrétien, MPF ; conseiller municipal PS.

Les parents de Jean Meynier, son père Eugène magasinier d’entreprise, sa mère Cécile Perret pipière puis travailleuse à domicile, sont issus de familles ouvrières, catholiques, influencées par le Sillon du côté paternel, davantage marquées par la tradition coopérative et laïque du côté maternel. Jean Meynier suivit les cours de l’école privée de la Poyat jusqu’à l’obtention de son brevet élémentaire qui lui permit d’être embauché au bureau chez Meinier, usine de claudilite. Orphelin de mère en avril 1935, il suivit les séances de gymnastique au cercle catholique et milita dès la fin de l’année à la JOC, étape décisive dans sa formation. Très vite secrétaire de la section de la cathédrale, il eut en outre la responsabilité du service préjociste et participa en 1937 au congrès du Xe anniversaire au parc des Princes.

Incorporé en novembre 1938 dans la DCA à Toul, il ne devait retrouver Saint-Claude que fin 1942, comme rapatrié sanitaire, suite à une pleurésie contractée en captivité.

Devenu en 1943 président fédéral de la JOC, c’est dans ce cadre qu’il fit la connaissance d’Elise Tonietta, fille d’immigrés italiens, ouvrière d’usine depuis l’âge de 11 ans et demi, en dépit de la législation sociale. Ils se marièrent en mai 1945 et eurent trois enfants.

Par la JOC aussi, il entra au MPF, participa à la lutte contre les pénuries et à la création en 1946 de la coopérative alimentaire du mouvement, tout en étant à la Libération correspondant du journal MRP "La Liberté". Il soutint aussi l’action du MPF en faveur de la paix, par exemple, il fut en 1952 membre du conseil communal de Saint-Claude pour la paix. Resté en relation avec les militants sanclaudiens du MLP, il resta membre actif de leur association familiale.
Surtout, Jean Meynier fut un militant CFTC. Adhérent dès l’âge de 16 ans, il fut responsable syndical chez Rey. Licencié en décembre 1951 après avoir défendu un ouvrier de l’usine, il devint responsable CFTC chez Grandclément, son nouvel employeur. Membre du bureau de l’UL dès 1945, secrétaire de l’UL, membre du conseil d’union départementale puis vice-président de l’UD-CFTC puis CFDT. Il représenta son organisation à la caisse d’allocations familiales dont il devint président en 1965, bloquant sur son nom les voix des représentants ouvriers désireux de mettre en échec le candidat patronal.
Jean Meynier mena les luttes ouvrières à Saint-Claude en mai 1968 comme responsable CFDT, en plein accord avec la FEN et la CGT. Depuis sa retraite en 1981, il reste membre de l’organisation des retraités CFDT dont il fut un des initiateurs et président.

Membre du PS depuis 1980, il fut conseiller municipal d’opposition (1981-1992), suppléant du député socialiste du Jura Alain Brune (1981-1988) et défendit les couleurs du PS lors des cantonales de 1982.
Son activité militante lui valut la médaille nationale du mérite et celle de Jeunesse et Sports.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article145261, notice MEYNIER Baptiste, Jules, Auguste, Jean par Rémy Gaudillier, version mise en ligne le 26 février 2013, dernière modification le 29 avril 2022.

Par Rémy Gaudillier

SOURCES : Archives CFDT. — Entretien avec Jean Meynier, mai 1999

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