MAINGUY René

Par Alain Prigent

Né le 7 août 1925 au Havre (Seine Inférieure, Seine-Maritime), mort le 20 mars 2015 à Lannion (Côtes d’Armor) ; instituteur ; syndicaliste du SNI ; membre du comité de la fédération des Côtes-du-Nord du PCF (1947-1953) ; conseiller municipal de Pleumeur-Bodou.

René Mainguy était le fils d’un chauffeur de la marine marchande, originaire de Port-Blanc, et d’une ouvrière de la manufacture des tabacs du Havre, originaire de Trébeurden. Il fit ses études à l’EPS (école primaire supérieure de Tréguier). Il fut reçu à l’École normale d’instituteurs de Saint-Brieuc (promotion 1941-1944) transférée au lycée Anatole Le Braz de Saint-Brieuc par les autorités de Vichy. Le 12 novembre 1943, un des groupes de résistance des Forces unies des jeunesses patriotiques, formé de jeunes lycéens de Saint-Brieuc, abattit un soldat allemand dans la ville voisine de Plérin. Le 12 décembre 1943, le lycée fut l’objet d’une nouvelle rafle. Les trois lycéens qui avaient abattu le soldat allemand furent condamnés à mort et fusillés au Mont Valérien, le 21 février 1944. René Mainguy dut se rendre avec trois promotions d’élèves-maîtres à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire) avec interdiction de revenir en Bretagne. Mais après le débarquement du 6 juin, la plupart d’entre eux revinrent à pied en Bretagne pour continuer le combat.

Instituteur à Bréhat, à l’Ile Grande puis au bourg de Pleumeur-Bodou, il devint instituteur spécialisé (CPPN) au collège Le Goffic à Lannion où il prend sa retraite en 1980. Militant syndical, il fut candidat sur la liste « Action syndicale » au conseil syndical de la section des Côtes-du-Nord du SNI en 1959 dirigée par Émile Thomas*.

Il adhéra au PCF en 1946. Au cours d’une manifestation contre la guerre d’Indochine à Saint-Brieuc, il fut blessé par les matraques des CRS. Dirigeant de la section cantonale de Perros-Guirec, il siégea au comité de la fédération du PCF de 1947 à 1953.

Il fut à deux reprises présenté comme candidat aux élections cantonales dans le canton de Perros-Guirec Le 4 juin 1961, il obtint 1 173 voix soit 16,5 %. Le conseiller général sortant Pierre Bourdellès, classé désormais centre-gauche, fut réélu dès le premier tour obtenant 4 805 voix (67,6 %). Il devançait le candidat du PSU Rivoal* qui obtint 626 voix soit 8,8 %. En 1967, Mainguy obtint 30,1 % des suffrages exprimés au premier tour. Il fut conseiller municipal de Pleumeur-Bodou (1971-1977).

En retraite, René Mainguy participa à toutes les luttes dans le Trégor (Rail, défense de l’emploi LTT et Alcatel en particulier). Il resta fidèle au PCF.

Son fils René Mainguy fut candidat suppléant du PCF aux élections législatives dans la 5e circonscription de Lannion-Paimpol (2002-2007-2012).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article145607, notice MAINGUY René par Alain Prigent, version mise en ligne le 15 mars 2013, dernière modification le 30 avril 2021.

Par Alain Prigent

SOURCES : Arch. dép. Côtes d’Armor 1079W260 (note des RG du 30 janvier 1976). — Composition des comités fédéraux de la fédération des Côtes-du-Nord et fichier des élus et des candidats de la Fédération des Côtes-du-Nord du PCF établis par Gilles Rivière. —Arch. de la FSU 22 (bulletins des sections départementales du SNI et de la FEN). — Une semaine dans les Côtes-du-Nord, supplément de l’Humanité Dimanche (1956-1968). — Roland Geffroy, Des Trains pour le Trégor. Luttes victorieuses de la population pour sa desserte ferroviaire (1968-2000), Chez l’auteur, 2011. — Edouard Quemper, Prison pour une belle Marseillaise, Saint-Brieuc, 2002. — Notes de François Prigent.

ICONOGRAPHIE : Photo.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément