PRANGER Georges [PRANGER Georges, Louis]

Par Jean-Pierre Besse, Julien Cahon

Né le 20 novembre 1899 à Amiens (Somme) ; mort le 23 février 1969 à Camon (Somme) ; ouvrier ; militant communiste dans la Somme ; membre du secrétariat fédéral (1944-1948) ; conseiller municipal d’Amiens (1947-1948).

Fils d’un chauffeur, Georges Pranger fut l’un des trois responsables du Parti communiste dans la Somme à la Libération avec René Lamps et Honeste Lagny. Responsable aux masses, il était alors présenté comme ouvrier métallurgiste.

Georges Pranger fut candidat de son parti dans le canton de Conty lors des élections cantonales du printemps 1945. Avec 1 253 voix (34,4 %), il était en tête du premier tour, mais fut battu de 204 voix au second tour par le gaulliste Max Modeste. Georges Pranger avait recueilli 1 776 suffrages.

En 1947, toujours membre du secrétariat fédéral, Georges Pranger, qui était domicilié 234 rue Riolan à Amiens (Somme), était présenté comme ouvrier du bâtiment. Il occupait alors les fonctions de rédacteur au Travailleur de la Somme. Cette même année, il fut élu conseiller municipal d’Amiens. Le maire annonça sa démission du conseil dans la séance du 2 juin 1948 et Le Travailleur de la Somme du 19 juin 1948 annonçait que Maurice Fécan devenait conseiller municipal d’Amiens en remplacement de l’ex camarade Georges Pranger, démissionnaire.
A l’issue de la XIe conférence fédérale, tenue à Longueau les 22 et 23 mai 1948, le nom de Georges Pranger n’apparaissait plus dans les organes dirigeants du parti. Le préfet, dans son rapport mensuel, parlait « d’éviction » et, en août 1948, écrivait : « il y a un élargissement de l’épuration opérée depuis plusieurs mois au PCF. Cette épuration avait commencé avec Georges Pranger, secrétaire fédéral adjoint, puis s’était continué par un certain nombre de militants et à la fin du mois a touché Prot... ». Nos sources ne nous permettent pas de connaître les raisons de cette éviction. En 1949, trois notes des renseignements généraux évoquaient simplement sa démission du PCF, un an plus tôt. Selon un autre rapport des renseignements généraux, en 1950, Georges Pranger fut contacté par des communistes « oppositionnels » mais ne donna pas suite à ces contacts, « ayant depuis 1948 abandonné toute activité politique ».

Marié le 22 décembre 1924 à Boves (Somme) avec Rachel Louise Lefévre, divorcé le 6 janvier 1944, Georges Pranger se remaria le 20 février 1947 à Amiens avec Irène, Alida Joséphine Etévé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article145685, notice PRANGER Georges [PRANGER Georges, Louis] par Jean-Pierre Besse, Julien Cahon, version mise en ligne le 3 avril 2013, dernière modification le 3 septembre 2020.

Par Jean-Pierre Besse, Julien Cahon

SOURCES : Arch. Dép. Somme, 21 W 88, 421, 422, 427. — Le Travailleur de la Somme, 1945-1950. — Le Courrier picard, 1945-1950. — État civil d’Amiens.

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