OLIBO Alice [née ROQUELAURE Alice].

Par André Balent

Née le 21 avril 1908 à Saint-Génis-des-Fontaines (Pyrénées-Orientales) ; morte le 25 septembre 1987 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; institutrice ; résistante (Libération-Sud ; réseaux).

Alice Olibo née Roquelaure en 1925
Alice Olibo née Roquelaure en 1925
collection André Balent

Alice Roquelaure était la fille de Martial, préposé de douanes, et de Catherine Bourrat âgés tous deux de vingt-quatre ans en 1908.

Institutrice de l’enseignement public, elle se maria au Boulou (Pyrénées-Orientales) avec Jean Olibo*, fonctionnaire territorial originaire de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), militant socialiste et résistant de la première heure. Le couple eut deux enfants, une fille, Jacqueline qui épousa un médecin, Christian Roques, et un fils, Jean.

Alice Olibo qui ne semble pas avoir adhéré à un parti politique soutint l’action de son mari militant en vue de la SFIO. Elle a sans doute adhéré au SNI sans être une militante active.
À partir de 1938 et au début de la Seconde Guerre mondiale, elle était en poste à Canet-Village (aujourd’hui Canet-en-Roussillon).

Alice Olibo participa à l’activité des réseaux animés localement par son mari, en particulier « Bourgogne » et « Pat O’Leary ».
La commune de Canet ayant été évacuée partiellement le 19 février 1944, comme toutes les communes du littoral des Pyrénées-Orientales, elle fut nommée à l’école maternelle de Vinça (Pyrénées-Orientales), commune du Conflent. Entre temps son mari pourchassé par la Siecherheitspolizei s’était enfui à Barcelone d’où il poursuivait son activité résistante.

Elle-même, menacée, quitta Vinça et entra dans l’enclave espagnole de Llívia, en Cerdagne. Ses enfants furent pris en charge par des amis à Palau-de-Cerdagne. Ils retrouvèrent Jean Olibo à Barcelone.

De retour en Roussillon peu après la Libération, elle reprit ses activités professionnelles.
Le 27 septembre 1951, Alice Olibo reçut la médaille commémorative des services volontaires de la France Libre : le diplôme est reproduit dans Ma vie... (op. cit. dans sources), p. 129. Son nom ne figure toutefois pas sur la liste non exhaustive de personnes décorées publiée dans le site http://charles-de-gaulle.org

Elle adhérait à l’amicale des anciens des réseaux Bourgogne et Alibi-Maurice. Et, à un moment, à l’Union départementale des combattants volontaires de la Résistance.

Elle fut enterrée selon les rites catholiques à Saint-Cyprien le 28 septembre 1987. Après sa mort, son mari publia afin d’honorer sa mémoire, un recueil de poèmes : Pour toi.
Le collège de Saint-Cyprien porte le nom d’ « Alice-et-Jean-Olibo ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146048, notice OLIBO Alice [née ROQUELAURE Alice]. par André Balent, version mise en ligne le 20 avril 2013, dernière modification le 25 avril 2017.

Par André Balent

Alice Olibo née Roquelaure en 1925
Alice Olibo née Roquelaure en 1925
collection André Balent

SOURCES : Arch. com. Saint-Génis-des-Fontaines, état civil, acte de naissance ‘Alice Roquelaure. — Arch. com. Le Boulou, acte de mariage d’Alice Roquelaure et mentions marginales. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la résistance catalane, II a, Els alemanys fa (pas) massa temps, Prades, Terra Nostra, 1996, p. 226. — Jean Olibo, Pour toi poèmes, [s. l.], 1988, 195 p. : Ma vie....certains jours, préface de Jean Larrieu, Elne, imprimerie Salvador, 1999, 356 p. — Entretien avec Jean Olibo, Saint-Cyprien, 10 juillet 1984. — site http://charles-de-gaulle.org (pages « La mémoire ») consulté le 15 avril 2013.

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