MOTET Marcel, Théodore, Lucien

Par Jacques Girault

Né le 16 janvier 1902 à Cerdon (Loiret), mort le 11 août 1986 à Orléans (Loiret) ; instituteur dans le Loiret ; militant syndicaliste.

Fils d’un cultivateur qui était aussi coiffeur et sabotier, Marcel Motet reçut les premiers sacrements catholiques mais ne pratiqua pas. Élève de l’école primaire supérieure Benjamin Franklin, il entra à l’École normale d’instituteurs d’Orléans en 1920 et obtint le certificat d’aptitude pédagogique en 1922. Instituteur à Beaune-la-Rolande puis à Aulnay-la-Rivière (1928-1932), il y prit la direction de la société post-scolaire de tir. Il exerça en poste double à Isdes de 1932 à 1940 où il fut secrétaire de mairie. Nommé à Orléans en 1940, il obtint la charge d’une classe d’application en 1942 puis fut nommé à l’école annexe de l’Ecole normale d’instituteurs où il enseigna de 1946 à sa retraite en 1957.

Marcel Motet se maria religieusement en septembre 1925 à Viglain (Loiret) avec une institutrice. Le couple eut un enfant qui reçut les premiers sacrements catholiques pour respecter le « rite de la campagne solognote ».

Marcel Motet adhéra à la section départementale du Syndicat national (CGT). Gréviste le 12 février 1934, il suivit les instructions de la section du Syndicat national des instituteurs annulant la grève du 30 novembre 1938. Favorable à l’intervention en Espagne, il désapprouva les accords de Munich et donna sa démission du SNI qui en était partisan. Convaincu par ses camarades de revenir au syndicat, il devint membre du conseil syndical de la section départementale du SNI en 1939 pour « représenter ma tendance ».

Marcel Motet devint membre de la section de Beaune-la-Rolande du Parti socialiste SFIO vers 1925. A partir de 1928, faute d’organisation à Isdes, il interrompit son adhésion. Il resta membre de la Ligue des droits de l’Homme.

Mobilisé en 1939 dans un régiment de Pionniers, sur la Blies, à la frontière franco-allemande, Motet reprit son activité enseignante après sa démobilisation. A la Libération, il accepta d’être le secrétaire provisoire de la section du SNI en attendant le retour de captivité du secrétaire de l’avant-guerre, Jean Roux*, après la mobilisation de Clotaire Jahier au début de 1945. Il resta membre du bureau syndical et fut élu membre de la Commission administrative paritaire départementale jusqu’à sa retraite. Il dirigea pendant plusieurs années des colonies de vacances de l’œuvre universitaire du Loiret.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146490, notice MOTET Marcel, Théodore, Lucien par Jacques Girault , version mise en ligne le 16 mai 2013, dernière modification le 16 mai 2013.

Par Jacques Girault

SOURCES : Renseignements fournis par l’intéressé. – Note de René Garreau* et de François Printanier.

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