MOURLOT Jules, Henri, Joseph, Émile

Par Jacques Girault

Né le 12 juin 1905 à Brimeux (Pas-de-Calais), mort le 15 septembre 1977 à Merlimont (Pas-de-Calais) ; instituteur dans le Pas-de-Calais ; militant syndicaliste ; militant socialiste.

Fils d’un gendarme en poste à Denain (Nord), Jules Mourlot naquit chez ses grands-parents maternels, aubergistes. Il reçut les premiers sacrements catholiques. Son enfance fut marquée par la guerre. Élève de l’école primaire puis du cours complémentaire de Fruges, il entra à l’École normale d’instituteurs d’Arras en 1921 et participa en 1922 au mouvement de refus de la préparation militaire. Titulaire du brevet supérieur, il obtint le certificat d’aptitude pédagogique en 1926. Instituteur à Carvin, cité minière, en 1924-1925, inscrit à la Faculté des Lettres de Lille de 1924 à 1927, il fut délégué rectoral à l’école primaire supérieure d’Hirson (Aisne) de 1925 à 1929. Après son service militaire à partir d’octobre 1929, il revint dans le Pas-de-Calais, en 1931, comme instituteur à Lugy.

Jules Mourlot se maria religieusement avec une institutrice. Leurs deux enfants furent baptisés, seul le premier fit la communion. Le couple obtint un poste double à partir de 1932 à Berck-sur-mer où enseignait Adolphe Baillet*, militant syndicaliste qui devint son ami et son modèle.

Membre du Syndicat national (CGT) depuis 1925, Jules Mourlot, membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, devint membre du bureau départemental en 1939. D’accord avec les analyses de la direction nationale du SNI, il écrivait régulièrement des articles sur des thèmes pacifistes dans le bulletin départemental. Il participa à l’organisation de la solidarité des républicains espagnols malades séjournant dans les établissements de soins de Berck.

Jules Mourlot milita dans l’amicale laïque d’Hirson et créa une amicale laïque à Berck et une amicale des anciens élèves du cours complémentaire de Fruges.

Entré en 1934 à l’atelier du Touquet-Paris-Plage (Grande Loge de France), après la guerre, Jules Mourlot prit part à la vie de la loge de Lens. Il adhéra à la Ligue des droits de l’Homme à Vervins et écrivit régulièrement au nom du groupe local dans la presse, ce qui lui valut souvent des critiques de la presse catholique du département entre 1926 et 1929. Créateur de la section du canton de Fruges de la Ligue des droits de l’Homme, il en devint secrétaire avant d’être secrétaire-adjoint de celle de Berck au début des années 1930.

Jules Mourlot adhéra au Parti socialiste SFIO à Hirson au milieu des années 1920. Par la suite, il constitua en 1931 une section socialiste dans le canton de Fruges au moment des élections cantonales. Par la suite, il milita intensément au milieu des années 1930 dans le cadre de la dynamique du Front populaire.

Mobilisé en août 1939, Jules Mourlot, fait prisonnier, resta en captivité en Allemagne pendant toute la guerre. De retour en France, il reprit son métier à Carvin. Secrétaire du groupe de Carvin du SNI, membre du conseil syndical (1946-1960), du bureau départemental jusqu’en 1958, responsable de la défense laïque, élu en 1948 au Conseil départemental de l’enseignement primaire, il démissionna à la demande du SNI pour protester contre la politique répressive du gouvernement et sa politique antilaïque à la fin de 1953 ; il fut réélu en janvier 1954 avec beaucoup plus de voix qu’en 1951 et en resta membre jusqu’en 1958. Il fut aussi élu à la Commission administrative paritaire départementale (1946-1958) et à la commission de réforme (1948-1954). Il fut membre des bureaux de la section départementale de la Fédération de l’Éducation nationale (1946-1954) et du Comité départemental d’action laïque (1946-1958). Secrétaire général de la Fédération des œuvres laïques pendant six ans, il présida la section départementale des Francs et franches camarades pendant quatre ans, fut administrateur de la section de la Jeunesse au plein air et de la section départementale du la Mutuelle générale de l’Éducation nationale. Il représenta la direction du SNI au bureau départemental de la Fédération des conseils de parents d’élèves (1948-1954).

Retraité en 1960, Jules Mourlot vivait, avec son épouse, à Merlimont-Village, près de Berck.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146505, notice MOURLOT Jules, Henri, Joseph, Émile par Jacques Girault, version mise en ligne le 16 mai 2013, dernière modification le 16 mai 2013.

Par Jacques Girault

SOURCES : Renseignements fournis par l’intéressé (1976). — Presse syndicale. — Date et lieu du mariage non reportés sur le registre de naissance.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément