MIQUEL Antoine, Jean.

Par André Balent

Né le 13 novembre 1907 à Céret (Pyrénées-Orientales) ; mort au Soler (Pyrénées-Orientales) le 20 juillet 1964 ; maçon à Céret puis à Palalda (aujourd’hui Amélie-les-Bains-Palalda, Pyrénées-Orientales) et à Amélie-les-Bains (aujourd’hui Amélie-les-Bains-Palalda, Pyrénées-Orientales) ; entrepreneur en maçonnerie au Soler ; militant communiste ; dirigeant local puis départemental du PCF ; conseiller général de Millas (1945-1951) ; résistant.

Fils de Pierre, jardinier, et de Marie Fabrega âgés respectivement de de vingt-huit et de vingt-quatre ans en 1908, Antoine Miquel était l’enfant d’une famille qui groupait huit frères. Il exerça la profession de maçon, d’abord à Céret puis dans d’autres localités du Vallespir, à Palalda où il résida à partir du 29 décembre 1937, puis à Amélie-les-Bains où il s’établit après sa démobilisation en juillet 1940. Par la suite il résida dans le Riberal, au Soler (Pyrénées-Orientales). Il y fonda une entreprise de maçonnerie à laquelle il associa son fils.
Il se maria le 15 septembre 1930 à Céret avec Denise, Anna, Jacqueline Lasalle qui lui survécut. les eurent deux enfants nés avant 1939. Leur fils Daniel, âgé de trente-et-un ans en 1964, était associé à son père à la tête de l’entreprise de construction et de travaux publics et lui succéda à sa mort. Il quitta ensuite Le Soler.

Militant communiste de Céret, il fut secrétaire du rayon puis de la section de Céret entre 1936 et 1939, prenant le relais de miltants comme Michel Bordet*, Marcel Bouix* ou Jean Paloma*.

Il fut incorporé au 80e RI (Castelnaudary, Aude). Déclaré soutien de famille le 23 mars 1928, il fut libéré de ses obligations militaires le 5 novembre 1928.

Mobilisé le 2 septembre 1939, il ne put se rendre au dépôt de Narbonne (Aude) ayant obtenu un sursis pour maladie. Il gagna la zone des armées le 6 novembre 1939 intégrant le 13e régiment de zouaves formé à Castelnaudary. Bientôt hospitalisé à Lamballe (Côtes-du-Nord) jusqu’au 4 avril 1940, il intégra, après une période de convalescence, le 343e RI, unité de la 66e division alpine de l’armée des Alpes. Celle-ci fut dissoute le 25 juin 1940. Le 26 juin, Miquel gagnait le centre de démobilisation du Touvet (Isère), d’où il fut libéré de ses obligations militaires le 23 juillet 1940.

Militant clandestin du PC, Antoine Miquel fut coopté au printemps 1944 comme membre du triangle de direction du parti, chargé de l’organisation. « Brûlé » au printemps 1944, il dut, bien que FTP, se réfugier au maquis AS de Rabouillet (Pyrénées-Orientales) qui participa à la Libération de Perpignan le 19 août 1944. Il fut chargé de rédiger le rapport officiel sur l’activité du parti pendant les années 1939-1944. Il accéda, après la Libération aux fonctions de secrétaire fédéral adjoint. Il devint aussi rédacteur du Travailleur Catalan, l’hebdomadaire fédéral.

Antoine Miquel, candidat dans le canton de Millas (et non de Vinça comme a pu l’écrire Georges Sentis (op. cit., 1998, dans les Sources) des 23 et 30 septembre 1945. Il fut élu conseiller général au second tour sans concurrent. Aux élections cantonales des 7 et 14 octobre 1951 il fut battu par Sylvain Maillols ancien conseiller général du canton de Millas élu en 1935, maire radical de Corbère.

Candidat du PCF aux élections au Conseil de la République du 17 octobre 1948, Miquel fut le colistier de son camarade cérétan Gaston Cardonne*. Bernis (op. cit. dans les Sources, p. 67) bon connaisseur du personnel politique de la Quatrième République dans les Pyrénées-Orientales brossa de lui le portait suivant : « maçon de son état, militant de grande rigueur mais encore effacé ».

Antoine Miquel fut à nouveau candidat du PCF dans les Pyrénées-Orientales à l’élection au Conseil de la République des 27 avril et 18mai 1952). Il était, colistier de Fernand Cortale*.

Il siégea au comité fédéral jusqu’en mai 1954 après avoir été réélu une dernière fois à cette instance en févier 1953. Il disparut ensuite des organes dirigeants de la fédération communiste des Pyrénées-Orientales.

Il ne semble désormais plus jouer aucun rôle au sein du PCF. Roger Bernis (op. cit., p. 70) estime que son remplacement par André Gendre* pour les sénatoriales des 11 mai et 18 juin 1958, s’était effectué « sans raisons apparentes ».

Miquel demeura jusqu’au bout adhérent du PCF, sans occuper depuis 1954 aucune fonction dirigeante. Ses obsèques civiles, après son décès prématuré à l’âge de cinquante-six ans, mobilisèrent cependant quelques-uns des dirigeants communistes départementaux : André Tourné*, Fernand Cortale*, Joseph Albert*, Lucette Justafré*, Pierre Terrat*. Albert Respaut, secrétaire de la section du Soler et Joseph Albert, secrétaire fédéral, retracèrent sa vie et remercièrent l’ l’assistance au non du PCF.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146539, notice MIQUEL Antoine, Jean. par André Balent, version mise en ligne le 17 juin 2013, dernière modification le 25 avril 2017.

Par André Balent

SOURCES : Arch. dép. Pyrénées-Orientales, 1 R 632, f° 477. — Arch. Com. Céret, état civil, acte de naissance avec mentions marginales. — Arch. Com. Le Soler, état civil, acte de décès d’Antoine Miquel. —Roger Bernis, Roussillon politique. Du réséda à la rose, 1. Le temps de Quatrième, Toulouse, Privat, 1984, 286 p. [pp. 28, 30, 67, 69-70, 85,136]. — Georges Sentis, Les communistes et la Résistance dans les Pyrénées-Orientales. Biographies, Lille, Marxisme / Régions, 1994, 182 p. [p. 151] ; Éléments pour un Dictionnaire des militants communistes dans les Pyrénées-Orientales dans les années 1945-1968, Lille, Marxisme / régions, 1998, non paginé. — Le Cri Socialiste, 12 octobre 1946. — Le Travailleur Catalan, 24 juillet 1964.

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