NADALON Fernand

Par Jacques Girault

Né le 25 octobre 1901 à Limoges (Haute-Vienne), mort le 9 février 1989 à Puilboreau (Charente-Maritime) ; instituteur en Haute-Vienne ; militant syndicaliste ; militant socialiste puis communiste ; résistant.

Fils d’un voyageur de commerce devenu cordonnier et d’une culotière devenue épicière, Fernand Nadalon entra à l’École normale d’instituteurs de Limoges et obtint plus tard un diplôme de pédagogie. Il devint instituteur en Haute-Vienne et fut journaliste puis directeur d’école à Limoges à partir de 1947.

Fernand Nadalon effectua son service militaire dans l’infanterie et le termina comme sergent. Il se maria en août 1926 à Limoges. Divorcé, il se remaria en janvier 1935 à Limoges, avec Marie-Louise Jalageas, couturière, militant communiste.

Fernand Nadalon, dès ses débuts comme instituteur en 1920, adhéra au syndicat en formation. Membre du bureau de la section départementale du Syndicat national (CGT) en 1925, il devint secrétaire de la section en 1927 et membre de la commission administrative de l’UD CGT. Par la suite, il demeura membre du conseil syndical jusqu’en 1939. Il signa un appel, dans Le Populaire du Centre, le 28 septembre 1938, « On ne sauve pas la paix par la guerre », avec des dirigeants socialistes et syndicalistes. Il redevint membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1947 et le demeura jusqu’à sa retraite.

Fernand Nadalon adhéra au Parti socialiste SFIO en 1925 et fut chargé au niveau fédéral de l’organisation des réunions et de la propagande électorale.

Fernand Nadalon, mobilisé en 1939, démobilisé en septembre 1940, retrouva son poste d’instituteur mais fut déplacé d’office, le 25 mars 1941 au Nord de l’Indre. Il refusa d’adhérer au groupement d’instituteurs encouragé par le gouvernement. Il quitta l’enseignement pour devenir clandestin à la fin de 1941. Affilié au réseau « Franc-Tireur », il fut désigné en juin 1942 comme chef régional adjoint à Limoges, responsable de l’organisation des corps francs, puis de l’AS par fusion des mouvements « Combat », « Libération » et « Franc-Tireur ». Habitant Paris en 1943, il fut chargé de la diffusion des journaux dans le XIVe arrondissement et de l’accueil de réfractaires au Service du travail obligatoire. En contact avec Louis Moreau dans la région d’Étampes (Seine-et-Oise), il revint dans l’Indre pour devenir, en octobre 1943, directeur adjoint des Mouvements unis de Résistance de l’Indre. Il participa à la création au Blanc et dans la région des premiers comités locaux de Libération. Membre du Comité départemental de Libération, il prit part à la libération de Châteauroux comme lieutenant FFI. Son épouse avait été arrêtée par la Gestapo le 14 avril 1943.

La paix revenue, Fernand Nadalon milita au Parti socialiste au début de 1946 puis le quitta pour adhérer le 1er décembre 1947 au Parti communiste français. Secrétaire d’une cellule communiste à Limoges, membre du comité de la section communiste de Limoges-Nord, il devint membre de la commission de contrôle financier de la fédération communiste de 1956 à 1964. Il fut membre du bureau départemental des Combattants de la Liberté.

Après avoir été journaliste à la Libération, Fernand Nadalon présidait sur le plan départemental la Fédération sportive et gymnique du Travail, membre du comité de l’aéro-club populaire. Secrétaire général de l’Amicale des anciens élèves de l’école Montjois, il était aussi secrétaire général du centre culturel de Limoges.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146599, notice NADALON Fernand par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 mai 2013, dernière modification le 20 mai 2013.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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