NADAUD Régis [né NADAUD Yvon, Régis]

Par Jacques Girault

Né le 9 septembre 1939 à Saint-Privat-des-Prés (Dordogne) ; instituteur en Gironde ; militant communiste, conseiller municipal de Bègles.

Régis Nadaud était l’aîné des onze enfants d’un couple de fermiers athées, électeurs de gauche, à Saint-Privat-des-Prés. Son père, prisonnier de guerre, à la Libération, était devenu ouvrier agricole-viticulteur à Génissac (Gironde). Régis Nadaud reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du cours complémentaire de Libourne, il entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Mérignac en 1955. Reçu au baccalauréat, il devint instituteur à Bègles à l’école Gambetta de 1958 à 1963) puis Joliot-Curie jusqu’à la fin de sa carrière en 1994, dans une école impliquée dans un projet de Zone d’éducation prioritaire.

Régis Nadaud effectua son service militaire en 1966-1967 à Souges (Gironde) comme soldat de deuxième classe. Il se maria en juin 1959 à Bègles avec Nicole Rabotteau, secrétaire, fille d’un entrepreneur et de Simone Rossignol, secrétaire, future maire de la ville. Le couple, qui avait deux enfants, divorça en mai 2008.

Régis Nadaud adhéra au Syndicat national des instituteurs en octobre 1958 et fit partie de la commission des jeunes instituteurs dans la section départementale du SNI.

Régis Nadaud, membre des Jeunesses communistes depuis mai 1957, devint le secrétaire de la fédération de l’Union de la jeunesse communiste de France et fut membre de son comité national. Il adhéra au PCF à Bordeaux en avril 1959 et suivit le stage organisé par le PCF pour les instituteurs communistes (14 août-5 septembre 1959). Membre du comité de la section de Villenave-d’Ornon, il entra au comité de la fédération communiste en 1962 et participa à l’école centrale du PCF d’un mois. Secrétaire de la section communiste de Bègles de 1965 à 1979, il entra au bureau fédéral en 1964 et en resta membre jusqu’en 1979 puis redevint membre du comité fédéral jusqu’en 1982, responsable de l’activité du Parti parmi les instituteurs de 1979 à 1982. Selon le rapport du représentant du comité central qui suivait la conférence fédérale de 1982, il « aspire à faire autre chose et vit mal la présence de ministres communistes. Nous a placés devant le fait accompli ». Il ne renouvela pas son adhésion au PCF en 1984. Resté très proche du PCF, votant toujours pour ses candidats, « même si ma réflexion théorique m’a fait prendre un peu de recul par rapport au marxisme ».

Régis Nadaud fut élu conseiller municipal de Bègles en 1983 sur la liste à majorité communiste conduite par Simone Rossignol, Bernard Moncla ayant été élu comme maire en 1983. Il participa aux commissions « Activités économiques » et « Culture ». Il fut représenté en 1989 en position non éligible contre la liste conduite par Noël Mamère qui fut élue.

Régis Nadaud devint responsable départemental du Mouvement de la Paix en 1968 puis fut chargé, en 1979, dans le bureau fédéral, des relations avec les chrétiens.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article146600, notice NADAUD Régis [né NADAUD Yvon, Régis] par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 mai 2013, dernière modification le 20 mai 2013.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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