TRÉBOSC Camille, Julien

Par Claude Pennetier

Né le 9 septembre 1911 à Montpellier (Hérault), mort le 20 septembre 2012 à Montpellier, (Hérault) ; employé des PTT ; militant communiste ; syndicaliste CGT ; membre du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (FN) ; résistant déporté ; secrétaire de Libération Nationale PTT.

Fils de Adrien Trébosc, employé de chemin de fer, et de Justine Vialar, sans profession, Camille Trébosc, entré aux PTT en 1933, fut nommé aux Chèques postaux de Paris.
Il fut très actif dans la solidarité avec les victimes du franquisme à la fin de la Guerre d’Espagne. A son initiative, les agents de son centre se cotisaient tous les mois pour payer les frais d’internat d’une fille d’un mineur des Asturies. C’est dans ces actions qu’il rencontra Paule Matinier qui devint son épouse le 17 octobre 1939 à Paris (XIXe arr.) et partagea son engagement communiste. Camille Trébosc milita à la CGTU puis à la CGT.

Démobilisé en juin 1940, il retourna à la Poste et entra par la suite en contact avec des syndicalistes et communistes clandestins. Ils mirent en place un comité de solidarité avec les familles des victimes de la répression. Il adhéra au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (FN), organisation créée au printemps 1941 à l’initiative du Parti communiste.
Ils apprirent l’imminence d’une rafle juive en juillet 1942, celle du Veld’hiv, et fournirent de faux papiers notamment à un de ses amis le docteur Eliaz Fiszman réfugié juif polonais en danger qui fut accueillit à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) chez ses beaux-parents Michel Matinier et Marie-Louise Matinier.
Camille Trebosc fut arrêté en février 1944, interrogé par la police allemande et déporté le 12 mai 1944 en Allemagne, au camp de Buchenwald, avec Jean Lloubes. Il fit partie de la Brigade française d’action libératrice qui prit le contrôle du camp avant l’arrivée des Américains.

De retour dans un état de grande faiblesse (il pesait 35 Kg), il apprit la mort sous la torture à Clermont-Ferrand de Michel Matinier et d’ Eliaz Fiszman.
Il reprit son travail et son militantisme.
En 1947, il participa à la fondation de l’association Libération nationale des PTT dont il fut trésorier, secrétaire général et président. Il fut membre du conseil national de l’ANACR.
Il prit sa retraite à Montpellier (Hérault).

Camille Trébosc était chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire depuis 1990 et président d’honneur de Libération nationale des PTT. Il a reçu le titre de Déporté-résistant (DIR).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147302, notice TRÉBOSC Camille, Julien par Claude Pennetier, version mise en ligne le 18 juin 2013, dernière modification le 11 février 2020.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. IHS CGT PTT. — Résistance dans les PTT, publié par Libération Nationale PTT, et imprimé par : APB Graphic, 94300, Vincennes, 1986 .— SHD Vincenne, GR 16 P 577066. Dossier résistant de Camille Trebosc (nc) .— AVCC Caen, AC 21 P 683932. Dossier Camille Trebosc (nc). — État civil.

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