ORAIN Émile

Par Alain Prigent

Né en 1923 ; instituteur puis détaché à la DDJS ; membre du conseil syndical de la section départementale des Côtes-du-Nord du SNI (1959-1962) ; candidat EE à l’élection au bureau national du SNI (1960) ; militant des auberges de jeunesse et du mouvement Freinet.

Originaire de la région de Rennes, Emile Orain se maria le 30 mai 1950 à Nantes avec Marie-Joseph Ragot, professeur de l’enseignement technique. Militants du mouvement des auberges de jeunesse, encadrant des caravanes ouvrières, ils se rencontrèrent en 1948 à Bidat dans le Pays basque.

Installé dans le Trégor en 1951, Emile Orain fut instituteur à L’Ile-Grande en Pleumeur-Bodou puis à Lannion. Il fut candidat sur la liste « Indépendance du syndicalisme » lors de l’élection du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1954, liste conduite par Jean-Baptiste Auffret et Antoinette Bocquet. En 1956, il fut à nouveau candidat sur la liste « Majorité nationale et Ecole Emancipée » conduite par Arthur Bourgès*.
Responsable de la sous-section de la Fédération de l’Éducation nationale de Lannion en 1958, il intervint lors des meetings CGT-FEN-CFTC organisés à Lannion en mai et juin pour défendre la République. Délégué au congrès national du SNI de Brest, le 15 juillet 1958, lors de la réunion pédagogique consacrée à « L’enseignement des sciences à l’école primaire 11 à 14 ans », il intervint pour critiquer les concours. Trois jours plus tard, dans la discussion du rapport moral, il se prononça contre les abattements de zone pour les salaires. Tête de liste de l’Ecole Emancipée il siégea au conseil en 1959 dirigé par Emile Thomas*, représentant du courant ex-cégétiste.Il fut candidat à l’élection au bureau national en décembre 1959 en 18e position sur la liste Ecole Emancipée. Ré-élu au conseil syndical en 1960, il siégea à la Commission administrative paritaire départementale de 1961 à 1964. Prenant du recul par rapport à son engagement, il fut ensuite candidat non éligible lors des scrutins de 1962, 1964 et 1966). Il s’investit alors totalement dans le mouvement des auberges de jeunesse et dans le mouvement pédagogique Freinet.

Détaché à l’association des jeunesses populaires, il suivit un stage à Choisy-le-Roi, fréquentant la Sorbonne pendant les évènements de mai-juin. Après 1968, il prit de la distance avec le courant École Émancipée. Il ne milita dans aucune structure politique faisant le choix d’un investissement associatif. Président régional du mouvement des auberges de jeunesse, il entreprit avec ses amis et des groupes de jeunes à partir de 1968 de dégager à la faucille les premiers kilomètres du futur GR 34 (sentier de grande randonnée), long de 1770 km. Il se dépensa pour faire respecter en Bretagne la loi adoptée le 31 décembre 1976 sur la servitude de passage le long du littoral. En 2000, il était président du comité régional de la randonnée pédestre.

Son épouse, née en 1926, professeur de secrétariat, enseigna au lycée de jeunes filles puis au lycée Félix Le Dantec. Militante du Syndicat national de l’enseignement secondaire, elle anima la commission pédagogique du lycée en mai juin 1968. Elle fut en 2000 secrétaire de la section lannionaise d’Amnesty International fondée en 1976 par son mari.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147352, notice ORAIN Émile par Alain Prigent, version mise en ligne le 20 juin 2013, dernière modification le 1er juillet 2013.

Par Alain Prigent

SOURCES : Arch. dép. Côtes d’Armor, 42W174. — Presse syndicale. — Archives de la FSU 22 (bulletins des sections départementales du SNI et de la FEN). — Presse locale (Article de Ouest-France et du Télégramme). — Entretien en 2008. — Notes de Jacques Girault.

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