PAIN Valentine

Par Florence Regourd

Née le 12 novembre 1906 à Azay-le-Brûlé (Deux-Sèvres), morte le 11 août 2009 à Saint-Léger-de-la-Martinière (Deux-Sèvres) ; institutrice en Vendée ; militante syndicaliste ; militante pivertiste puis communiste.

Fille d’un cultivateur, Valentine Pain, élève de l’école primaire supérieure de Saint-Maixent L’École, entra à l’École normale d’institutrices de La Roche-sur-Yon (Vendée) en 1923. Elle milita très tôt au Syndicat des instituteurs de Vendée dans le Groupe des jeunes constitué en 1926, mais, en désaccord, démissionna du Syndicat national (CGT) en 1929 pour adhérer au Syndicat des membres de l’enseignement laïc (CGTU) où elle s’occupa des questions corporatives. Elle faisait alors partie du bureau du conseil syndical quand Floresca Péaud était secrétaire administrative. En poste au Mollin, hameau de Sallertaine dans le Marais Nord de Vendée, elle devint trésorière du SMEL au changement de bureau en 1932 quand Eugène Péaud était le secrétaire général, elle le resta jusqu’en 1934. Elle participa au comité antifasciste constitué à Challans en 1934.

Après l’unification en 1936, institutrice adjointe à Challans, elle demeurait dans la tendance « syndicaliste révolutionnaire » animée par Eugène Péaud. Valentine Pain s’engagea sous le Front populaire dans le mouvement des Auberges de Jeunesse. En 1937, elle était à l’origine de la création de « la bourrine » l’auberge laïque de la jeunesse de Fromentine (Vendée) avec André Retail et Paul Chauvet. Elle devint trésorière du Comité départemental de Vendée du Centre laïque des Auberges de Jeunesse. Elle fut particulièrement active dans le soutien aux réfugiés espagnols. Elle se souvenait avec émotion de l’enthousiasme soulevé par ces années et, notamment, de son voyage en tandem jusqu’à Hendaye. Elle était déléguée du SNI de Vendée à l’UL-CGT de Challans. L’UD-CGT de Vendée comptait alors 5 UL, 75 syndicats et revendiquait 5 000 syndiqués. Valentine Pain participa à la grève du 30 novembre 1938 et en fut sanctionnée par un déplacement d’office. Elle suivit le groupe pivertiste constitué autour d’Eugène Péaud en 1938 et adhéra un moment au Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP).

Après la guerre, Valentine Pain en poste aux Sables d’Olonne, puis à Croix-de-Vie, revint en 1960 à La Chaume (Les Sables d’Olonne) où elle termina sa carrière en 1962. Elle milita dans la section départementale du SNI et fut membre du conseil syndical dans les années 1950.

Entrée au Parti communiste français en 1947, Valentine Pain figurait au bureau, de la section des Sables d’Olonne, puis au secrétariat de la section de Croix-de-Vie. Élue au comité fédéral (24 membres) en 1954, elle fut renouvelée jusqu’à la conférence fédérale de 1961 où, membre du bureau de la section communiste des Sables d’Olonne, elle fut nommée à la commission fédérale de contrôle financier. Elle ne fut pas réélue en 1962 et retourna dans les Deux-Sèvres, habiter La Crèche.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147354, notice PAIN Valentine par Florence Regourd, version mise en ligne le 20 juin 2013, dernière modification le 11 mars 2021.

Par Florence Regourd

SOURCES : Arch. Dép. Vendée : I.A. Versement n°1121 W ; 1 T. — Archives du comité national du PCF, comités fédéraux. — L’Émancipation et la Voix des jeunes (Bulletin mensuel du syndicat des membres de l’enseignement laïc de Vendée), 1929 et octobre 1932. — Bulletin du SNI de Vendée, 1937-1938-1939. — Anne-Marie Sohn, Féminisme et syndicalisme. Les institutrices de la Fédération unitaire de l’enseignement de 1919 à 1935, Thèse de 3e cycle, Nanterre, s.d. — Rencontre avec Valentine Pain (La Crèche, 1979) — Notes de Jacques Girault.

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