PALANQUE Jean, Rémi dit Jean-Rémy

Par Jacques Girault

Né le 7 mars 1898 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 2 juin 1988 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) ; professeur d’Université ; résistant.

Fils d’un négociant, Jean-Rémy Palanque obtint le baccalauréat (1914) et entra à l’École normale supérieure (Ulm) en 1917. Licencié-es-lettres (1918), ajourné au service militaire, il fut reçu à l’agrégation d’histoire en 1921. Nommé professeur au lycée de Montpellier (Hérault) en 1921, chargé de conférences d’histoire ancienne à la faculté des Lettres à partir de 1925, il soutint une thèse de doctorat d’État en 1933 sur « Saint Ambroise et l’empire romain ». Devenu maître de conférences à la faculté des Lettres de Montpellier en 1937, professeur sans chaire en 1938, il obtint sa mutation comme professeur d’histoire ancienne à la faculté d’Aix-en-Provence en 1940. Il fut désigné comme doyen à partir de 1953 et occupa cette responsabilité jusqu’au milieu des années 1960. Le mouvement de mai-juin 1968 mit en cause ses pratiques mandarinales. Il prit sa retraite en 1968.

Jean-Rémy Palanque fut chargé d’un enseignement à l’École supérieure des lettres et à l’Institut des hautes études de Tananarive (Madagascar) en 1961. Spécialiste de l’histoire du christianisme antique et du Bas-Empire romain, traducteur d’ouvrages d’Ernst Stein, historien autrichien de cette période. Il fut élu en 1968 à l’Académie des inscriptions et belles lettres et présida la Société d’histoire religieuse de la France.

Jean-Rémy Palanque collabora, avec notamment Henri Marrou (Davenson) et André Latreille, à des ouvrages collectifs ou des manuels sur l’histoire du catholicisme. Il participa à des collections sur l’Histoire des diocèses de France, à la Prosopographie chrétienne du Bas-Empire, et signa de nombreux articles dans la Revue d’histoire de l’Eglise de France. Il s’intéressa aussi à des études du catholicisme antique dans le Sud-Est et apporta des contributions sur Aix, Marseille, Vence. Il publia aussi des travaux sur l’Église catholique au XIXe siècle.

Catholique pratiquant, Palanque s’était marié en septembre 1921 à Marseille. Le couple eut quatre enfants.

Il participa en 1930 à la tentative de créer un troisième quotidien à Montpellier, Le Sud pour occuper l’espace entre Le Petit Méridional, porte-parole de l’ensemble de la gauche non communiste, et L’Éclair, royaliste maurrassien, en s’adressant aux démocrates chrétiens, à la droite républicaine et aux radicaux non cartellistes. Palanque souscrivit, comme le médiéviste Augustin Fliche dont le rapprochait un intérêt commun pour l’histoire de l’Église, pour deux actions du nouveau journal. L’entreprise ayant échoué dès 1933, il donna au Petit Méridional en mars 1938, un article sur l’Autriche.

Après avoir été favorable au Front populaire et à la Résistance, Jean-Rémy Palanque lors des élections de l’Assemblée nationale constituante en 1945, fut candidat en deuxième position sur une liste se réclamant de la Résistance.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147427, notice PALANQUE Jean, Rémi dit Jean-Rémy par Jacques Girault , version mise en ligne le 24 juin 2013, dernière modification le 31 mars 2021.

Par Jacques Girault

ŒUVRES : Le fichier de la BNF comprend 38 titres dont : Saint Ambroise et l’Empire romain : contribution à l’histoire des rapports de l’Église et de l’État à la fin du IVe siècle, Paris, de Boccard, 1935. — Les impérialismes antiques, Paris, PUF, Que sais-je ?, 1948. — ’Le Bas-Empire, Paris, PUF, Que sais-je ?, 1971. — Histoire de la Provence, PUF, Que sais-je ?, 1972 (en collaboration)

SOURCES : Arch. Nat., F17 29241. — Sources orales. — Notes de Claude Mesliand.— R. Andréani, La Presse quotidienne de Montpellier des origines à 1944, thèse, lettres, Toulouse Le Mirail, 1989.

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