PAOLINI Christophe

Par Alain Dalançon Jacques Girault

Né le 14 novembre 1896 à Nonza (Corse), mort le 4 juin 1967 à Amboise (Indre-et-Loire) ; surveillant général à Paris ; militant syndicaliste (SNES).

Son père, Jean, Dominique, et sa mère, née Joséphine Ciosi, étaient instituteurs à Nonza. Christophe Paolini interrompit ses études secondaires pour s’engager dans l’infanterie en septembre 1914. Blessé le 27 juin 1915 par des éclats de grenade, il revint aux armées du 15 octobre suivant jusqu’en mai 1918. « Mitrailleur d’élite », il obtint trois citations au cours des combats. Il suivit ensuite l’école des officiers de réserve de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), en sortit sous-lieutenant de réserve, puis partit en Pologne comme officier instructeur à l’école des cadets de Varsovie, de mars à octobre 1919. Croix de guerre avec trois étoiles de bronze, il fut fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1925.
De retour à la vie civile, il travailla comme maître d’internat aux collèges d’Ajaccio (Corse), puis de Bastia (Corse) et obtint le baccalauréat (série « Philosophie ») en 1922. Il se maria le 9 janvier 1922 à Bastia (Corse), Léandra Kuscho. Le couple eut trois enfants et avait un neveu à charge.

Nommé répétiteur au collège d’Avesnes (Nord) en 1923, il était en même temps interprète d’italien et de polonais au tribunal dans cette région d’immigration. Il obtint des certificats de Polonais à partir de 1930 et la licence en 1932 à la Faculté des Lettres de Lille (Nord).

À partir de 1928, il fit fonction de surveillant général à Avesnes, fut nommé titulaire au collège de Compiègne (Oise) en 1932, puis au lycée de Nîmes (Gard) en 1937. Dans les années 1930, il militait à l’amicale des surveillants généraux.
Après avoir été mobilisé de septembre 1939 à juillet 1940, il reprit son poste puis fut nommé surveillant général à Paris. D’abord au lycée Louis Le Grand, où à partir de 1943, il fut chargé des activités scolaires d’éducation générale. Il participa à la Résistance universitaire et était en liaison avec Marcel Bonin notamment en août 1944.
En 1945, il fut muté au lycée Buffon. Militant du Syndicat national de l’enseignement secondaire, il fut élu, en 1948 membre titulaire de la première commission administrative paritaire nationale du personnel administratif pour représenter sa catégorie, aux côtés de Julien Barthélémy ; il fut réélu son suppléant en 1952.
Dans L’Université syndicaliste du 25 février 1948, il signa l’appel « Pour un Syndicalisme indépendant » préconisant l’affiliation du SNES à la CGT-FO.

Il appuya cependant toujours l’action de Marcel Bonin, élu secrétaire de catégorie des surveillants généraux à partir de 1953. A la Fédération de l’éducation nationale, il siégeait dans la commission des personnels logés dont il était le secrétaire actif.

Retraité, il se retira à Saint-Georges-sur-Cher (Loir-et-Cher) en 1957. Marcel Bonin lui rendit hommage dans L’US après son décès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147442, notice PAOLINI Christophe par Alain Dalançon Jacques Girault, version mise en ligne le 24 juin 2013, dernière modification le 28 janvier 2018.

Par Alain Dalançon Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17 26916. — Arch. Dép. Corse du Sud, registre matricule, 1916/1719 ; Arch. Dép. Corse du Nord, état civil. — Arch. IRHSES (fonds Marcel Bonin, L’Université syndicaliste).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément