JARRIGE Roger, Claude

Par Daniel Grason

Né le 26 septembre 1908 à Paris (XIe arr.), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ajusteur ; communiste ; résistant FTPF.

Graffiti de la Chapelle des Fusillés au Mont-Valérien.
C. Bourdon
Figure aussi le nom de Melotte (Louis Melotte) et de Fairon (Emmanuel Fairon.

Fils de Jean, employé de commerce, et de Lucie, née Jarrige, Roger Jarrige demeurait à l’hôtel du 31 rue Carnot à Levallois-Perret (Seine, Hauts-de-Seine). Il fut recruté dans les FTP par Aristide Chenuil, ex-combattant des Brigades internationales en Espagne. Des policiers de la BS1 des Renseignements généraux le suivirent, et Roger Jarrige fut repéré.
Trois inspecteurs arrêtèrent Roger Jarrige le 16 mai 1942 à son domicile. Chenuil qui habitait aussi Levallois-Perret fut interpellé le même jour. Les Brigades spéciales 1 et 2 traquaient depuis plusieurs semaines des résistants ; entre le 27 mars et le 16 mai, soixante-huit d’entre eux furent repérés et arrêtés.
Roger Jarrige fut interrogé dans les locaux des Brigades spéciales, et il apparut qu’il était en relation avec le résistant René Berthet. Il fut livré aux Allemands, incarcéré au fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis). Le mardi 28 septembre 1943 vers 9 h 20, Julius Ritter, responsable allemand du Service de la main-d’œuvre en France, sortait de son domicile rue Pétrarque à Paris (XVIe arr.) ; il fut abattu de plusieurs coups de revolvers par les FTP-MOI Marcel Rajman et Celestino Alfonso.
En représailles, les occupants allemands décidèrent de fusiller cinquante et un otages, dont trente-sept communistes et quatorze membres du réseau Alliance. Roger Jarrige était l’un des otages. Fusillé le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, il fut incinéré au Père-Lachaise. Ses effets personnels, dont des lettres, furent adressés à Simone Borias, une parente qui vivait dans le Puy-de-Dôme.
Après la Libération, les recherches pour retrouver la famille à Levallois-Perret afin qu’elle témoignât devant la commission d’épuration de la police furent vaines.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147889, notice JARRIGE Roger, Claude par Daniel Grason, version mise en ligne le 16 juillet 2013, dernière modification le 28 mars 2021.

Par Daniel Grason

Louis Melotte) et de Fairon (Emmanuel Fairon. ">
Graffiti de la Chapelle des Fusillés au Mont-Valérien.
C. Bourdon
Figure aussi le nom de Melotte (Louis Melotte) et de Fairon (Emmanuel Fairon.

SOURCES : Arch. PPo., BA 1752, BA 2116, BA 2117, KB 36. – AVCC, Caen, B VIII dossier 6 (Notes Thomas Pouty). – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit.Boris Holban, Testament. Après 45 ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Calmann-Lévy, 1989. – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil, Paris (XIe arr.).

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