METTERIE Michel, Jean

Par Alain Dalançon

Né au Havre (Seine-Maritime) le 25 juin 1928 ; professeur d’anglais ; militant syndicaliste du SNET puis du SNES ; militant socialiste à Nantes (Loire-Atlantique).

Fils unique d’un employé de banque, devenu épicier puis comptable dans une petite entreprise havraise, et d’une mère au foyer, Michel Metterie fit ses études secondaires au lycée du Havre où il obtint le baccalauréat (série philosophie).

Il alla ensuite au lycée Chaptal à Paris préparer le concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique qu’il intégra en 1947 et où il fut élève durant deux années dans la section F. A la rentrée 1949, il fut nommé professeur d’anglais à l’école nationale professionnelle Eugène Livet de Nantes qui devint lycée technique, où il termina sa carrière en 1988 comme professeur certifié après avoir bénéficié d’une CPA (cessation progressive d’activité).

Il épousa en 1951 une jeune fille qui suivait des cours de secrétariat-comptabilité et avec laquelle il eut un fils et une fille. Il effectua son service militaire à Nantes en 1951-1952.

Adhérent du Syndicat national de l’enseignement technique depuis le début de sa carrière, Michel Metterie y milita dans la tendance « autonome » dans les années 1960 : il fut membre suppléant de la commission administrative nationale de 1963 à 1966 et secrétaire régional de 1964 à 1966. Après la fusion du Syndicat national de l’enseignement secondaire avec le SNET, il fut co-secrétaire général de la section académique de Nantes du nouveau SNES en 1966-1967, avec Raymond Guillon de l’ancien SNES, également de la tendance « autonome » (liste A). À la suite des élections à la CA nationale de mai 1967, où la liste B (« Unité et Action ») arriva en tête dans le S3 de Nantes, la CA académique décida de revoir sa composition en invitant des camarades « U-A » et « École Émancipée », à titre provisoire, jusqu’au prochain congrès. Gérard Roulic (militant de l’ancien SNET « Unité et Action ») devint alors secrétaire général, tandis que Guillon fut secrétaire académique adjoint, mais ce dernier démissionna au bout de quelques mois et ne fut pas remplacé, la liste A étant dans l’incapacité de désigner un candidat pour lui succéder. Michel Metterie figura cependant sur la liste « Indépendance et Démocratie » aux élections à la CA nationale du SNES en 1969 puis sur la liste « Unité, Indépendance et Démocratie » en 1971 mais ne persista pas dans son militantisme syndical académique.

Michel Metterie, « compagnon de route » du Parti communiste français jusqu’en 1956, adhéra au nouveau Parti socialiste après le congrès d’Épinay en 1971 ; il y milita activement au plan local, fut secrétaire de section et fut élu conseiller municipal dans la municipalité d’union de la gauche conduite par Alain Chénard de 1977 à 1983. En 2013, il était toujours adhérent du PS ; il partageait son temps entre Nantes et sa résidence vendéenne à Talmont.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article147975, notice METTERIE Michel, Jean par Alain Dalançon, version mise en ligne le 19 juillet 2013, dernière modification le 13 février 2018.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. IRHSES (SNET, fonds Astre, Le Travailleur de l’enseignement technique, L’Université syndicaliste). — Renseignements fournis par l’intéressé et Gérard Roulic.

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