BRÉMOND Georges, Pierre

Né le 12 avril 1890 à Bordeaux (Gironde) ; employé aux ateliers de la Compagnie des Chemins de fer du Midi à Bordeaux ; syndicaliste et mutualiste, vétéran du Parti socialiste.

Georges Brémond entra le 26 août 1904 aux ateliers de la Compagnie des Chemins de fer du Midi en qualité d’apprenti au salaire journalier de 0,50 F pour dix heures de travail. En 1911, au moment de son départ au service militaire, son salaire journalier était de 2,75 F ; il ne revint aux ateliers de la Compagnie qu’en mars 1919 après sa démobilisation.
En février 1920, il participa à la grève des cheminots, grève qui ne dura que trois jours, le ministre des Travaux publics, Yves le Trocquer ayant fait des promesses ; au mois de mai suivant, la grève reprit et dura cette fois-ci un mois. Les cheminots reçurent, par voie d’huissier, des lettres de convocation avec menace de révocation et la fin de la grève marqua le début des représailles : le personnel des voitures des ateliers de Bordeaux fut licencié et des ordres furent donnés pour qu’ils ne soient pas embauchés aux ateliers Dyle et Bacalan ou aux Chantiers de la Gironde. Georges Brémond ne fut pas licencié, mais il perdit le salaire du mois de mai et il fut pénalisé de quatre mois de retard dans l’avancement.
Les querelles syndicales entraînèrent la division au sein de la CGT, la fondation de la CGTU et favorisèrent l’essor de la CFTC. Georges Brémond resta à la CGT et entra au conseil syndical de Bordeaux-Saint-Jean.
Après la Seconde Guerre mondiale, en 1947, il prit part à la dernière grève des cheminots à la suite de laquelle fut créée la Fédération des cheminots FO, mais, découragé par cette nouvelle scission, Georges Brémond n’adhéra pas au syndicat FO et refusa la carte de la CGT. Il prit sa retraite en 1949.
Brémond avait adhéré le 1er janvier 1924 au Parti socialiste SFIO groupe Babeuf - Amédée Saint-Germain à Bordeaux ; il devint trésorier du groupe en 1930 et occupa le poste de secrétaire de ce même groupe de 1944 à 1959. Électeur aux élections au conseil de la République en 1946, il figura par la suite sur toutes les listes socialistes des candidats aux élections municipales de Bordeaux.
Le 8 mars 1959, Georges Brémond fut élu sur la liste de Progrès social conduite par le socialiste André Treuille qui eut cinq élus : trois socialistes, un socialiste indépendant et un radical-socialiste. Il fit partie de la commission qui s’occupait des questions scolaires. En 1958, il avait été suppléant du socialiste Henri Deschamps, candidat aux élections législatives.
Georges Brémond s’occupa activement d’œuvres sociales ; il fut de 1923 à 1952 d’abord secrétaire général ensuite président de la section de Bordeaux-Midi de l’association fraternelle des employés et ouvriers des chemins de fer français ; il fut en outre membre puis secrétaire général du comité de solidarité des cheminots victimes de la guerre. Depuis 1941, il était membre de la commission de contrôle de l’Union départementale des sociétés mutualistes de la Gironde. Il fut administrateur du bureau d’aide sociale de la ville de Bordeaux de 1939 à 1965. Enfin, il consacra une partie de son activité à l’école publique et aux œuvres péri-scolaires : patronage, institut médico-pédagogique, conseil départemental des parents.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article1481, notice BRÉMOND Georges, Pierre, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 15 avril 2012.

SOURCES : Presse — Arch. de l’OURS, dossiers Gironde. — Notes de Gilles Morin.

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