BAREILLE Robert

Par Paul Boulland

Né le 27 octobre 1944 à Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), mort le 16 juillet 2019 ; ouvrier puis agent de maîtrise EDF ; syndicaliste CGT des Pyrénées-Atlantiques, secrétaire du syndicat CGT EDF de Pau (Pyrénées-Atlantiques), membre du bureau de la Fédération CGT de l’Énergie (1992-1999), président de la CMCAS de Pau (1986-1999), membre du comité de coordination des CMCAS (1990-2007), administrateur de la CAMIEG ; membre du bureau de la Fédération des mutuelles de France (1994-2001) ; militant communiste ; conseiller municipal d’Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées), maire adjoint d’Oloron-Sainte-Marie (2008-2014).

Ancien élève de l’école nationale des métiers de Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne), Robert Bareille obtint le CAP et le Brevet professionnel d’électricien. En 1963, il intégra EDF comme ouvrier du Groupement régional de production hydraulique (GRPH) Pyrénées. Adhérent de la CGT à partir de 1964 ou 1966 selon les sources, il entra au bureau du syndicat ouvriers-employés de Pau en 1970, puis en devint le secrétaire général. En 1979, Robert Bareille participa à la réflexion sur l’avenir de l’hydroélectricité développée en commun par les syndicats de Pau, Toulouse-Sud et la commission syndicale du GRPH Pyrénées, réflexion qui aboutit à la rédaction de la brochure « Relancer l’hydraulique dans le cadre d’un programme énergétique diversifié répondant aux besoins du pays », diffusée par la Fédération CGT de l’Énergie. La même année, il fut élu à la commission exécutive fédérale à l’occasion du XXVIIe congrès (Le Touquet, juin 1979). Il devint responsable du secteur fédéral de l’hydraulique, jusqu’en 1992. À ce titre, il joua un rôle important dans le mouvement des hydrauliciens qui s’étala de mai à décembre 1991 et fut marqué par de multiples actions et de nombreux arrêts de travail, quotidiens ou hebdomadaires, au cours des vingt-huit semaines de mobilisation. Parallèlement, Robert Bareille représenta la Fédération CGT au conseil national des comités hygiène, sécurité et condition de travail d’EDF, comme responsable de la délégation CGT. En 1983, il suivit également, après Denis Cohen*, l’application des lois Auroux à EDF-GDF. Il siégea au comité de classement des emplois actifs et inactifs, où il succéda à Roger Rap* comme responsable de la délégation CGT, de 1990 à la dissolution du comité en 1993. Elu au bureau de la fédération CGT de l’Énergie lors de son XXXIe congrès (Lanester/Lorient, juin 1992), Robert Bareille fut responsable du secteur production-transport d’électricité (1992-1996), avec Jean-Louis Teissié*, et du comité de coordination des CMCAS. En retraite, il quitta ses responsabilités fédérales lors du Ier congrès de la Fédération nationale Mines-Énergie. (Grenoble, octobre 1999). Sur le plan interprofessionnel, il avait également été membre de la commission exécutive de l’UD-CGT des Pyrénées-Atlantiques au cours des années 1980.

Robert Bareille s’investit dans les activités sociales et les questions liées à la protection sociale. Proche de François Moncla (« C’est mon grand frère, je lui dois mes engagements militants » déclarait-il en 2012), Robert Bareille lui succéda en tant que président de la CMCAS de Pau et conserva ce mandat jusqu’en 1999. En 1990, il intégra le comité de coordination des CMCAS où il siégea jusqu’en 2007. En 1995, Robert Bareille contribua aux mobilisations contre le plan Veil et pour la sauvegarde du régime de sécurité sociale des industries électrique et gazière, qui furent particulièrement fortes au sein de la CMCAS de Pau. Avec Alain Blanc* et Jean-François Gomez*, il fit partie de la délégation CGT lors des négociations qui suivirent. Avec Jocelyne Olivier, Robert Bareille assura l’intérim de Jacques Charrieau* comme président de comité de coordination, avant la désignation de Patrick Decarlis*. Très attaché aux principes de la mutualité, Robert Bareille fut mandaté par la Fédération de l’Énergie pour siéger au bureau de la Fédération des mutuelles de France (FMF), à partir de 1994, aux côtés d’Alain Blanc. Il quitta cette responsabilité en 2001, après le congrès de réunification avec la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF). En 2006-2007, il fit également partie de la délégation CGT lors des négociations sur la création de la Caisse d’assurance maladie des industries électrique et gazière (CAMIEG), dont il devint administrateur à partir de 2007.

Adhérent du Parti communiste à partir de 1975, Robert Bareille fut membre du comité de la fédération PCF des Pyrénées-Atlantiques de novembre 1987 à janvier 1994. Il fut élu conseiller municipal communiste d’Argelès-Gazost en 1976. A partir de 2008, il siégea comme maire adjoint d’Oloron-Sainte-Marie, chargé des affaires sociales, de la santé, de la solidarité, du handicap et de l’emploi. En 2012 et 2017, il fut candidat du Front de gauche aux élections législatives, dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Avec son épouse Éliane, coiffeuse, Robert Bareille eut deux filles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article149353, notice BAREILLE Robert par Paul Boulland, version mise en ligne le 9 octobre 2013, dernière modification le 28 mai 2021.

Par Paul Boulland

SOURCES : Arch. FNME-CGT. ― Arch. du comité national du PCF. ― Force militant, n°326 (février 1983), 429-430 (septembre-octobre 1992). ― La République des Pyrénées, 26 mai 2012. ― R. Gaudy, Les porteurs d’énergie, tome 2, Paris, Le temps des cerises, 2009. ― Entretien avec François Moncla, janvier 2012. ― Entretien avec Alain Blanc, avril 2010.

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