ALSTEEN Christian.

Par Ivan Lewuillon

Châtelet (pr. Hainaut, arr. Charleroi), 12 février 1933 – Mons (pr. Hainaut, arr. Mons), 1981. Directeur d’un centre psycho-médico-social, militant du Parti wallon des travailleurs puis de l’Union démocratique et progressiste, militant communiste, conseiller communal, échevin faisant fonction, représentant l’Union démocratique et progressiste, à Mons, militant syndical au sein de la Centrale – socialiste – générale des services publics.

Christian Alsteen est l’aîné d’une famille de cinq enfants. Il a trois frères, Claude (1935), Jacques (1938) et Michel (1942) et une sœur, Marguerite-Marie (1940). Son père, René, est architecte. Sa mère, Angèle Triffaut, est pianiste et enseignante. Après des humanités gréco-latines à l’Athénée royal à Châtelet, il effectue sa candidature en philosophie et lettres à l’Université de Liège où il obtient une licence en orientation et sélection professionnelles. En 1959, il épouse Josée Meurice, régente en arts plastiques, dont il a deux enfants.

Christian Alsteen milite dans les rangs du Parti wallon des travailleurs (PWT), créé en 1964. Aux élections provinciales de 1965, il est deuxième candidat du cartel Parti communiste - PWT à Mons, dont la liste est conduite par Noëlla Dinant*. Lors de la constitution de l’Union démocratique et progressiste (UDP) en 1971, Alsteen milite aux côtés de René Noël*. À l’issue du scrutin communal de 1970, il représente ce parti au sein du conseil communal du grand Mons. Il est échevin de la Culture en l’absence de Marcel Save que ses occupations professionnelles éloignent pour un temps. Il est membre du Comité central du Parti communiste de Belgique en 1973.

Militant syndical, Christian Alsteen est membre du Bureau exécutif du secteur Enseignement de la Centrale générale des services publics (CGSP). Il représente les centres psycho-médicaux-sociaux auprès du Comité national. Directeur du Centre psychopédagogique de l’État à Mons, il est aussi membre de la commission de surveillance de l’École supérieure d’architecture dès 1977 et membre effectif de l’Association nationale des psychologues praticiens universitaires.

Christian Alsteen ne ménage ni son temps ni sa peine. Dès le début de 1981, un terrible mal l’oblige à cesser ses activités politiques. En septembre de la même année, ce sont ses activités professionnelles qu’il doit interrompre. Et, le 19 novembre, c’est la mort qui l’emporte, seul combat qu’il aura perdu. Il a quarante-huit ans. Homme de réflexion, d’expérience et d’érudition, Alsteen a apporté beaucoup, sur le plan culturel, à la ville de Mons. Cheville ouvrière de l’UDP, militant syndical apprécié, psychologue d’une incontestable compétence, il laisse, au sein de ces organisations et de son milieu professionnel, un vide difficile à combler.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article149595, notice ALSTEEN Christian. par Ivan Lewuillon, version mise en ligne le 21 octobre 2013, dernière modification le 11 janvier 2021.

Par Ivan Lewuillon

SOURCES : Archives de la famille Alsteen – La Province, 21 novembre 1981 – Nord Éclair, 21 novembre 1981.

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